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Posté : 02 déc. 2008 14:16
par un ultr4
Akage a écrit :Deuxiemement, j'aime pas les films de David Lynch parce que j'y comprends rien.
Pas grave.
D'ailleurs c'est pas ça l'problème. Le scandale de Lynch, ce sont surtout ses mystères en carton.
Posté : 02 déc. 2008 14:18
par Willemot
Akage a écrit : au zoo sous la pluie.
Ah, c'était toi.
Posté : 02 déc. 2008 14:37
par Akage
Marie a écrit :(par contre tu as bandé en matant quel genre de bestioles?)
Je matais une meuf. Par contre c'etait devant la kage des marcassins. J'ai debande arrive au porc epic, sans dec ca pue sa race.
Pour Marie, le Moniarque et Ridan (mais les autres aussi, sauf Graham):
David Lynch est au cinema ce que Deep Purple est a la musique
Posté : 02 déc. 2008 14:43
par Karibou
Rien que la scène de masturbation névrotique suivi d'un hurlement incroyable et d'un suicide au pistolet (seul refuge du personnage terrifié)justifie l'attention que l'on devrait porter à Mulholland Drive, sérieusement ce film c'est tout de même quelque chose, on s'en branle qu'il fasse le coup de la boite bleue si dérrière on a des moments d'intensité que quasiment lui seul peut donner comme la scène dans le fast food ou le type va dans l'arrière cour pour découvrir ce qui s'y cache.
Réduire le cinéma de Lynch à ses mystères en carton et au fait que ce soit pas aussi lisible que le seigneur des anneaux c'est donner peu de crédit au cinéma en lui même.
Si encore on citait Inland Empire pour etayer ce propos d'accord parce que là il pète vraiment un plomb mais Mulholland je dis : "je vous demande de vous arreter!".
Posté : 02 déc. 2008 14:50
par troma
Karibou a écrit :Rien que la scène de masturbation névrotique suivi d'un hurlement incroyable et d'un suicide au pistolet (seul refuge du personnage terrifié)justifie l'attention que l'on devrait porter à Mulholland Drive, sérieusement ce film c'est tout de même quelque chose, on s'en branle qu'il fasse le coup de la boite bleue si dérrière on a des moments d'intensité que quasiment lui seul peut donner comme la scène dans le fast food ou le type va dans l'arrière cour pour découvrir ce qui s'y cache.
Réduire le cinéma de Lynch à ses mystères en carton et au fait que ce soit pas aussi lisible que le seigneur des anneaux c'est donner peu de crédit au cinéma en lui même.
Si encore on citait Inland Empire pour etayer ce propos d'accord parce que là il pète vraiment un plomb mais Mulholland je dis : "je vous demande de vous arreter!".
+1
Lynch c'est énorme, ces films me restent en tête un petit moment et j'aime bien ça.
Posté : 02 déc. 2008 14:54
par Akage
Ho moi tu sais, j'ai presque rien vu de ce gars la. Je faisais surtout un mot pour placer une reference au crew parigo-bayeusain, et support ma scene au passage.
Posté : 02 déc. 2008 15:04
par Karibou
Toi akage si t'as l'occasion d'en mater je te conseille d'abord "Sailor et Lula" comme Lynch et si t'accroche hop "Mulholland Drive" et hop "Lost Highway" et hop "Twin Peaks", il y a des chances que 20% du temps tu captes rien, 40% tu trouves le temps long (et encore ça dépend tu pourrais tout aussi bien pas voir passer le film), mais le reste c'est fascinant, le mec il peut te foutre les foies en quatre secondes, te faire rire pareil et te faire des scènes, des dialogues des ambiances qui te marquent à vie, il a pas atteri avec une caméra dans les mains par hasard c'est un foutu maestro, c'est juste qu'il est à moitié ravagé dans sa tête et que ça s'arrange pas en vieillissant.
Posté : 02 déc. 2008 15:48
par un ultr4
Atta 5 minutes que ch'te dise c'que je pense de "l'intensité" dans l'cinéma.
Posté : 02 déc. 2008 16:07
par Calvin
Ca va chier.
Posté : 02 déc. 2008 16:08
par un ultr4
nan pas trop
Karibou a écrit :Rien que la scène de masturbation névrotique suivi d'un hurlement incroyable et d'un suicide au pistolet (seul refuge du personnage terrifié)justifie l'attention que l'on devrait porter à Mulholland Drive, sérieusement ce film c'est tout de même quelque chose, on s'en branle qu'il fasse le coup de la boite bleue si dérrière on a des moments d'intensité que quasiment lui seul peut donner comme la scène dans le fast food ou le type va dans l'arrière cour pour découvrir ce qui s'y cache.
"Quel intensité dans cette scène et ce visage poignant quel chef d‘œuvre."
*donne un coup d'latte dans France Cul*
Lynch nous vendrait de l'intensité et des émotions, c'est encore plus pathétique que je ne le pensais…
Ben vlà justement l'souci… Si y'a un truc qui chagrine l'art, c'est bien l'intensité… et qui reviens comme un vieux démon dans la production cinéma contemporaine.
Le recours à l'émotion devrait être interdit par les conventions de Genève. La mort de l'Art, "l'émotion", j'vous l'dis. Le principe est rétrograde. C'est artificiel, baroque (métaphysiques bancales, sophistication du sujet, psychologie en kit) et pompier (omniprésence de la technique et accumulation d'effets pour capter le chaland). C'est c'que le peintres modernes ont condamné (pour globalement se concentrer sur le sujet) à juste titre, il y a déjà plus d'un siècle et que le cinéma contemporain continue de traîner comme un boulet commercial.
A bas l'émotion. C'est nul, pourri, beurk.
Si la stimulation de l'épiderme et les palpitations cardiaques étaient une fin artistique en soit, on en srait réduit à s'coltiner des marches militaires à longueur de journée.
L'intensité (qu'on nous vend à tour bras dans chaque promo d'film), ben, c'est franchement insuffisant comme approche.
Le cinéma de Lynch s'approprie des codes artistiques pas chers (peinture, photographie, performances confondus) Ce sont les mêmes codes galvaudés par la mode et la communication. N'importe quel clip de R'n'B est aussi bien intéressant qu'un Lynch en terme d'intensité.
Et là à mon tour de vous dire : "je vous demande de ne pas vous arrêter à quelques artifices".
Posté : 02 déc. 2008 16:11
par Calvin
Ouais mais quand même, quand les chiens meurent dans Antartica, ça m'fait une boule dans le ventre.
Posté : 02 déc. 2008 16:16
par Sebmalherbe
Moi je trouve l'intervention de l'Ultr4 pleine d'intensité !
Posté : 02 déc. 2008 16:17
par troma
Rien compris... je préfère Lynch
Posté : 02 déc. 2008 16:41
par un ultr4
troma a écrit :Rien compris... je préfère Lynch
Huhu. Pareil, j'ai beau me relire, rien n'y fait, c'est imbitable.
Posté : 02 déc. 2008 16:55
par Karibou
Oui bon je veux bien admettre que mon approche critique soit pauvre mais c'est pas une raison pour en tirer des conclusions sur l'oeuvre de Lynch, moi j'ai choisi de l'eclairer via le sens honni par toi de l'émotion qu'il arrive à susciter d'une manière fort originale. Là ou les auteurs de type Eastwood s'evertuent à te faire chialer de compassion lui va choisir de te projeter dans l'angoisse ou la peur par petite touche. J'aime l'effet que ça me fait et j'aime comment c'est fait mais il est vrai que c'est un peu court.
Maintenant si tu veux parler sérieusement de son oeuvre c'est comme tout, il faut bosser, se documenter, analyser, confronter, prendre du recul, visionner, revisionner, explorer les influences et j'en passe... chose que je n'avais pas la patience de faire serieusement à l'époque ou j'avais que ça à foutre alors c'est pas pour m'y recoller maintenant.
Je pense néanmoins qu'on peut dire objectivement que tel ou tel film est une merde et arriver à le prouver, d'ailleurs vouloir le faire est tout à ton honneur. A mon sens il n'y a pas de "chacun ses gouts" qui tienne, ta demonstration même si j'en saisi la signification générale me semble pourtant confuse et peu appropriée. EDIT ou imbitable effectivement.