La vie d'tous les jours...
Le coup du papier dans la poche fait surgir en moi un souvenir que je m'en vais vous narrer. La simple idée que vous n'en ayez légitimement rien à battre me force à faire long :
Il y a de cela quelques années, quand mon visage était moins affreusement buriné par les jours qui défilent et les nuits qui s'éternisent, je partais en direction de la gare de Strasbourg assis à l'arrière d'une vague Peugeot.
A mes cotés, une charmante demoiselle, devant, conduisant avec une dextérité qui n'était pas sans rappeler Ayrton Senna sans le muret, son papa.
J'étais amoureux fou de cette jeune fille, je faisais des aller-retours de 8/10h de train de Caen jusqu'au pays du houblon, juste pour passer une ou deux heures avec elle.
Nous avions alors cette pudeur indicible qui nous obligeait à ne nous toucher que du regard et a frissonner, tel un manchot qui tombe la zigounette la première sur la banquise après qu'il eut dérapé comme un con au moment de se farcir bobonne, au moindre effleurement de bras qu'un mouvement mal contrôle de l'autre pouvait engendrer.
C'est alors à l'arrière de ladite voiture, dans la sombre nuit alsacienne, que la jeune fille me prit la main pour la première fois. Frôlant l'infarctus et l'érection, je n'osais regarder, préférant essayer de me concentrer sur une enseigne lumineuse PMU ou une carotte de buraliste.
Arrivé devant la gare, au moment de remercier le papa tout en commençant à ravaler les larmes qui n'allaient pas tarder à se pointer quand mon train me reconduirait chez moi, je me rendis compte que mon amoureuse avait placé un petit ruban de tissu liant nos deux poignets. Il a malheureusement fallu qu'elle enlève sa main, et nous nous sommes quittés sans dire un mot et sans se rouler une grosse galoche à cause du papa qui était là.
J'ai passé le retour en train à serrer bien fort ce con de ruban bleu ciel. Il y eut depuis, quelques hauts, quelques bas, une ou deux aventures. Mais la charmante demoiselle au ruban est finalement devenue la madame Ridan d'aujourd'hui, et le bout de tissu repose toujours bien au chaud au détour d'une étagère.
La morale de cette histoire c'est que quand on trouve un mot d'amour dans sa poche à coté d'un twix, il faut se dépêcher de manger le twix avant qu'il soit périmé.
Il y a de cela quelques années, quand mon visage était moins affreusement buriné par les jours qui défilent et les nuits qui s'éternisent, je partais en direction de la gare de Strasbourg assis à l'arrière d'une vague Peugeot.
A mes cotés, une charmante demoiselle, devant, conduisant avec une dextérité qui n'était pas sans rappeler Ayrton Senna sans le muret, son papa.
J'étais amoureux fou de cette jeune fille, je faisais des aller-retours de 8/10h de train de Caen jusqu'au pays du houblon, juste pour passer une ou deux heures avec elle.
Nous avions alors cette pudeur indicible qui nous obligeait à ne nous toucher que du regard et a frissonner, tel un manchot qui tombe la zigounette la première sur la banquise après qu'il eut dérapé comme un con au moment de se farcir bobonne, au moindre effleurement de bras qu'un mouvement mal contrôle de l'autre pouvait engendrer.
C'est alors à l'arrière de ladite voiture, dans la sombre nuit alsacienne, que la jeune fille me prit la main pour la première fois. Frôlant l'infarctus et l'érection, je n'osais regarder, préférant essayer de me concentrer sur une enseigne lumineuse PMU ou une carotte de buraliste.
Arrivé devant la gare, au moment de remercier le papa tout en commençant à ravaler les larmes qui n'allaient pas tarder à se pointer quand mon train me reconduirait chez moi, je me rendis compte que mon amoureuse avait placé un petit ruban de tissu liant nos deux poignets. Il a malheureusement fallu qu'elle enlève sa main, et nous nous sommes quittés sans dire un mot et sans se rouler une grosse galoche à cause du papa qui était là.
J'ai passé le retour en train à serrer bien fort ce con de ruban bleu ciel. Il y eut depuis, quelques hauts, quelques bas, une ou deux aventures. Mais la charmante demoiselle au ruban est finalement devenue la madame Ridan d'aujourd'hui, et le bout de tissu repose toujours bien au chaud au détour d'une étagère.
La morale de cette histoire c'est que quand on trouve un mot d'amour dans sa poche à coté d'un twix, il faut se dépêcher de manger le twix avant qu'il soit périmé.
Bon, moi ces trucs d'amour ça me met le coeur en miettes.
j'ai réfléchi à d'éventuels mots d'amour que j'aurais reçu, et à part celui de Frédéric Rivière au collège, je n'en trouve pas d'autres. (ça veut dire que ça fait quand même un bout de temps qu'aucun mec ne m'a aimé en secret.)
Bon, j'ai retrouvé ce mot...en retrouvant mon journal intime dans lequel je l'avais collé.
C'est un cœur colorié en rouge, parfaitement découpé, avec un cadre blanc au milieu dans lequel c'est écrit :
"Marie
Etant tombé amoureux de toi, je souhaiterai faire plus ample connaissance avec toi si tu le veux. Alors quand tu seras prête tu me répondra oui ou non. J'attends ta réponse avec impatience. Marie encore une fois je t'aime. Peut-être ou non ton Frédo."
Mais en vrai, le plus flippant, ça a été de relire ce fameux journal rédigé entre 1993 et 1996.
Je ne parle que de garçons. Et que des copines avec lesquelles on s'engueule tous les 2 jours.
Je suis tombée amoureuse pas moins de 12 fois, parfois de 2 types en même temps. J'ai trouvé ça délirant, avec le recul. Surtout que je ne suis sortie avec aucun d'entre eux.
Il y a des phrases d'un autre monde du type "je n'aime plus Marc et je le trouve affreux. Tout ça parce que cet été je suis tombée amoureuse de Gauthier, mais il le sait pas".
Et finalement, je ne sors avec personne et conclus une page sur deux par "je me trouve moche" ou "je suis vraiment laide".
Putain mais j'étais persuadée d'avoir eu une enfance de rêve mais en fait c'est vraiment une période bidon.
(bon, dans les dernières pages je conclus par des infos vach'ment plus intéressantes du genre "je suis allée voir Caen-Charleville, c'était super". "Je suis allée voir Caen-Le Havre, trop bien". J'atteignais la sagesse. Je n'ai plus jamais écrit dans ce journal après avoir découvert Molherbe. Le foot m'a sauvée).
Edit : maintenant, mon journal intime, c'est ce forum.
j'ai réfléchi à d'éventuels mots d'amour que j'aurais reçu, et à part celui de Frédéric Rivière au collège, je n'en trouve pas d'autres. (ça veut dire que ça fait quand même un bout de temps qu'aucun mec ne m'a aimé en secret.)
Bon, j'ai retrouvé ce mot...en retrouvant mon journal intime dans lequel je l'avais collé.
C'est un cœur colorié en rouge, parfaitement découpé, avec un cadre blanc au milieu dans lequel c'est écrit :
"Marie
Etant tombé amoureux de toi, je souhaiterai faire plus ample connaissance avec toi si tu le veux. Alors quand tu seras prête tu me répondra oui ou non. J'attends ta réponse avec impatience. Marie encore une fois je t'aime. Peut-être ou non ton Frédo."
Mais en vrai, le plus flippant, ça a été de relire ce fameux journal rédigé entre 1993 et 1996.
Je ne parle que de garçons. Et que des copines avec lesquelles on s'engueule tous les 2 jours.
Je suis tombée amoureuse pas moins de 12 fois, parfois de 2 types en même temps. J'ai trouvé ça délirant, avec le recul. Surtout que je ne suis sortie avec aucun d'entre eux.
Il y a des phrases d'un autre monde du type "je n'aime plus Marc et je le trouve affreux. Tout ça parce que cet été je suis tombée amoureuse de Gauthier, mais il le sait pas".
Et finalement, je ne sors avec personne et conclus une page sur deux par "je me trouve moche" ou "je suis vraiment laide".
Putain mais j'étais persuadée d'avoir eu une enfance de rêve mais en fait c'est vraiment une période bidon.
(bon, dans les dernières pages je conclus par des infos vach'ment plus intéressantes du genre "je suis allée voir Caen-Charleville, c'était super". "Je suis allée voir Caen-Le Havre, trop bien". J'atteignais la sagesse. Je n'ai plus jamais écrit dans ce journal après avoir découvert Molherbe. Le foot m'a sauvée).
Edit : maintenant, mon journal intime, c'est ce forum.
"Life's a bitch and then you meet one."
Moi j'trouve ça tout meugnon. A cet âge, moi, j'avais le bide en vrac tous les 2 jours à cause des nanas, mais je n'ai jamais eu le courage de l'écrire. Ou alors juste quelques poésies niaises et sans talent, que je trouvaient éminemment romantiques. Alors je me prenais pour Baudelaire, et tel le fou au pied de sa Vénus, partait à la conquête d'une idylle aussi virtuelle que mon courage.Marie a écrit :Mais eeeeeeeeeeeeuh!
Y'a UN type qui m'a écrit un mot d'amour en 25 ans et vous vous foutez de sa gueule. C'est pas classe.
Vu de maintenant, je me dis que c'est beau de vieillir, finalement.
[...] si j’étais médecin et que je sauve la vie à quelqu’un, et que ce quelqu’un à son réveil se mette à remercier Jésus, j’aurais envie de lui enfoncer une paire de forceps dans le cul en lui conseillant de demander à Jésus de venir les lui enlever.
On sait très bien que tu mets des mots dans les poches de Francky pendant les fights.JJ a écrit :Moi, j'sais pas ce que c'est l'amour, c'est plus simple!
[...] si j’étais médecin et que je sauve la vie à quelqu’un, et que ce quelqu’un à son réveil se mette à remercier Jésus, j’aurais envie de lui enfoncer une paire de forceps dans le cul en lui conseillant de demander à Jésus de venir les lui enlever.
