Ouais mais si on part là-dessus, que penser de la littérature étrangère traduite en français, où pas un seul mot n'est d'origine ? Ce n'est plus de l'égratignure, c'est de l'amputation.Guigui a écrit :En fait le débat sur la langue anglaise c'était même pas indispensable. Le cinéma est autant un art visuel qu'auditif, quand on double on égratigne l'oeuvre
En littérature, je me contente de la version traduite parce que je n'ai pas le niveau suffisant pour la VO. Je risque de passer à côté de plein de trucs. J'accepte la perversion de l'oeuvre, sans laquelle je n'y aurais pas du tout accès.
Pour moi c'est pareil pour la télé, je peux comprendre que certaines personnes aient des difficultés pour profiter d'un film avec des sous-titres, que ça leur gâche le truc.
Et j'aurais la même réaction que Marc si on me disait que maintenant, les bouquins, c'est en VO, parce que faut respecter l'oeuvre originale, et que j'avais qu'à apprendre le russe pour lire Dostoïevski ou le japonais pour lire Murakami.