Allez, puisque le débat s'est invité par ici, un petit peu de pensée politique pour les fanatisés, les non-fanatisés, ceux qui se pensent non-fanatisés et qui assènent de doctes points, etc.
État stratège : vers un protectionnisme écologique ? Gaël Giraud
Re: Présidentielle 2022 : LE Sondage Ultime
Posté : 31 mars 2022 18:23
par Guigui
Hastings a écrit :
Guigui a écrit :Je crois les sondages qui ne se trompent plus depuis le fiasco du premier tour en 2002
Alors la tu t'avances quand meme un peu - certes les predictions ont été plus precises les dernieres fois, mais il reste une certaine marge - surtout avec Le Pen !
Le point a droite c'est le resultat final:
2017:
2012:
2007:
C'est intéréssant. Cela dit, la marge dans le résultat des favoris n'a jamais interverti la position finale entre deux candidats, et dans les derniers sondages, Le Pen a en moyenne 5,5% d'avance sur Mélenchon.
Re: Présidentielle 2022 : LE Sondage Ultime
Posté : 31 mars 2022 18:25
par Molko
Complètement.
Re: Présidentielle 2022 : LE Sondage Ultime
Posté : 31 mars 2022 18:31
par pascal francois II
Simply the Best a écrit :
M.O.P a écrit :C'est marrant, dans mon entourage 100% des personnes s'annonçant voter Macron le font par défaut, ne voyant pas d'alternative crédible à leurs yeux chez les autres...
Aucun fanatique, juste des résignés et je sais que beaucoup d'hesitants le feront également.
C'est quoi un vote par défaut ?
J'entends très souvent ce terme pour le vote Macron.
Mais si ces gens votent Macron , c'est forcément qu'ils considèrent que tous les autres candidats (Le Pen et Mélenchon en premier lieu) sont nuls et/ou dangereux ...
Donc avant de critiquer le meilleur président de la 5ème république, interrogez vous sur le fait que vos candidats respectifs sont vus par 75 / 80 % des français comme des GROS NULLOS ...
Et c'est toi qui a la couronne des nullos?
Re: Présidentielle 2022 : LE Sondage Ultime
Posté : 31 mars 2022 18:43
par Molko
Et vous voyez, STB est la preuve vivante de ce que Je dis.
D'après ces gens, si Macron consent à prendre le pont Alexandre III pour aller acheter ses macarons rive gauche au lieu de marcher sur l'eau, c'est par pure modestie.
Macron n'est pas un leader politique, mais le gourou d'une secte libérale.
Re: Présidentielle 2022 : LE Sondage Ultime
Posté : 31 mars 2022 19:51
par Simply the Best
Molko a écrit :Et vous voyez, STB est la preuve vivante de ce que Je dis.
D'après ces gens, si Macron consent à prendre le pont Alexandre III pour aller acheter ses macarons rive gauche au lieu de marcher sur l'eau, c'est par pure modestie.
Macron n'est pas un leader politique, mais le gourou d'une secte libérale.
Lorsque presque 10 millions votent Macron au premier tour , peut-on parler de secte ?
Re: Présidentielle 2022 : LE Sondage Ultime
Posté : 31 mars 2022 20:10
par Hastings
Guigui a écrit :
Hastings a écrit :
Guigui a écrit :Je crois les sondages qui ne se trompent plus depuis le fiasco du premier tour en 2002
Alors la tu t'avances quand meme un peu - certes les predictions ont été plus precises les dernieres fois, mais il reste une certaine marge - surtout avec Le Pen !
Le point a droite c'est le resultat final:
2017:
2012:
2007:
C'est intéréssant. Cela dit, la marge dans le résultat des favoris n'a jamais interverti la position finale entre deux candidats, et dans les derniers sondages, Le Pen a en moyenne 5,5% d'avance sur Mélenchon.
Effectivement, au niveau actuel d'ecart c'est mort. Que Melenchon remonte a 16-18, ca me semblait plutot logique vu son score de la derniere fois et la qualité, a mes yeux, de sa campagne. Mais que Le Pen remonte au dessus de 20, la je comprends pas. Mais comme dit plus haut, c'est des cercles que je ne connais pas.
Est ce que l'on va recevoir les programmes présidentielles des candidats par courrier cette année ? Perso, je dispose du net donc pas de soucis. Mais certaines personnes de ma famille sont ravitaillées par des corbeaux niveau connexion...
Re: Présidentielle 2022 : LE Sondage Ultime
Posté : 01 avr. 2022 13:45
par benkb
Oui, c'est distribué par LA Poste cette fois contrairement à la précédente. (j'y fais une pige cette année, on se tape presque un mois de "gel électoral" avec interdiction de faire pas mal de gestes techniques sur les infrastructures informatiques, histoire que la distribution se passe bien).
Plus de 160 enseignants et chercheurs en économie, appartenant à des écoles de pensée différentes, se prononcent dans cette tribune en faveur du programme économique de l'avenir en commun et soutiennent la candidature à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.
L’ampleur des enjeux du prochain scrutin présidentiel nous conduit à prendre position en tant qu’économistes. La pandémie de Covid-19 a révélé la vulnérabilité sanitaire et industrielle de notre société. Cette alerte est un avant-goût des défis auxquels nous devons nous préparer avec l’aggravation des dérèglements écologiques et de l’instabilité géopolitique. Dans le même temps, les 6,4 millions de demandeurs d’emplois et les 9,3 millions de pauvres que compte le pays nous rappellent à quel point la crise sociale est profonde. Le programme l’Avenir en commun porté par Jean-Luc Mélenchon propose de rompre avec les politiques qui accroissent les inégalités, fragilisent les services publics, abiment les écosystèmes et érodent la base productive. C’est aujourd’hui le seul en mesure de porter nos espoirs de changement au second tour de l’élection.
Les réponses des candidats néolibéraux sont obsolètes
Lorsqu’on prête attention aux annonces des candidats, la proximité des propositions économiques d’Emmanuel Macron, Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Eric Zemmour saute aux yeux. La plupart souhaitent faire reculer l’âge de la retraite. Tous rejettent le principe d’une hausse des salaires bruts et remettent en cause les 35 heures. Leur engagement à diminuer les cotisations implique d’affaiblir la Sécurité sociale. Malgré le rôle central des services publics pour réduire les inégalités et faire face aux chocs sanitaires, écologiques ou géopolitiques, les uns et les autres prévoient d’offrir de nouveaux cadeaux fiscaux aux plus hauts revenus au détriment de notre patrimoine collectif. Comme si le marché et les grandes firmes pouvaient prendre soin des biens communs que sont l’environnement, la santé, l’éducation, la culture mais aussi la qualité du lien social et de l’information.
En tant qu’économistes, nous nous opposons à cet agenda foncièrement injuste. Inspiré d’une volonté réactionnaire de préserver les privilèges des plus riches, il est parfaitement inadapté aux grands défis de notre temps.
Relier l’immédiateté de l’urgence sociale au temps long d’un mode de développement désirable
Le programme porté par le candidat de l’Union Populaire ouvre une voie alternative. En abordant les questions économiques sous l’angle de la satisfaction des besoins et non de la logique du profit ou du consumérisme, il offre de relier l’immédiateté de l’urgence sociale au temps long d’un mode de développement désirable respectueux des impératifs écologiques.
Apporter une réponse immédiate à la crise sociale en est la condition préalable. Il s‘agit d’abord de protéger le pouvoir d’achat contre le retour de l’inflation, ce qui passe par le blocage des prix des produits de première nécessité. La hausse du Smic à 1400 euros nets, une renégociation des salaires au niveau des branches, la revalorisation des retraites et des minimas sociaux, la mise en place d’une allocation d’autonomie pour les jeunes ainsi qu’un programme de garantie d’emploi permettront de soulager les difficultés les plus urgentes et de restaurer la confiance en l’avenir pour le plus grand nombre.
La politique des revenus ne peut cependant être l’alpha et l’oméga de la reconstruction socioéconomique. Celle-ci passe par une remobilisation de la puissance publique et la construction d’un projet productif à long terme compatible avec le respect de la biosphère. Cela implique un effort de financement des équipements et de revalorisation des salaires, notamment dans le domaine de l’éducation, du soin et de la recherche où les retards accumulés démoralisent les personnels. Un redéploiement des services essentiels (éducation, transports, santé, poste, justice) permettra la redynamisation économique des territoires sacrifiés aux calculs à courte vue des réductions de coûts.
La proposition d’instaurer une planification écologique vise quant à elle une projection à long terme des structures sociales et productives de nos sociétés. Il s’agit d’une alternative à la centralisation par les marchés financiers du pilotage de l’économie. Le processus de planification se décline de manière participative aux différentes échelles. Sa mise en œuvre passe par la mobilisation des outils de la politique industrielle — notamment la conditionnalité des aides aux entreprises, la nationalisation d’entreprises stratégiques, la participation des salariés aux choix productifs — et par un programme d’investissement massif dans les énergies renouvelables, la rénovation des logements, les transports et les relocalisations. Contre l’incertitude permanente générée par la tyrannie de la création de valeur pour l’actionnaire, il s’agit de recréer de la stabilité dans l’évolution du tissu productif, d’encourager la sobriété dans la consommation et de permettre un rééquilibrage de notre commerce extérieur.
Un programme crédible
Ces investissements concernant la reconstruction des services publics et la transition écologique nécessitent des financements. L’option choisie est celle de la justice sociale au service de l’efficacité. Une fiscalité plus progressive sur les revenus et les patrimoines ainsi que la lutte contre la fraude fiscale permettront de dégager des ressources supplémentaires. En matière de dette publique, un recours privilégié au pôle public bancaire permettra de se prémunir contre les effets déstabilisateurs d’un retournement des taux. Alors que les marges des entreprises atteignent des hauts historiques, la progression des salaires sera financée par un rééquilibrage du partage de la valeur entre salaires et profits.
Cette élection est le moment de tourner la page du néolibéralisme et de redécouvrir les vertus économiques de l’ambition collective et de la solidarité. Fruit d’un travail collégial expert et citoyen, le programme défendu par Jean-Luc Mélenchon porte un projet à la fois social, écologique et démocratique. Ambitieux, sa cohérence et le sérieux de son chiffrage sont communément reconnus. C’est aussi le plus à même de rassembler à gauche pour atteindre le second tour et tenter de remporter l’élection. Voilà pourquoi nous le soutenons.
Re: Présidentielle 2022 : LE Sondage Ultime
Posté : 01 avr. 2022 14:17
par rix
Alors, c'est qui les onze autres* ?
C'est vrai ça, il n'y a que les gauchistes qui osent s'exprimer sur ce forum. Un peu de courage les gars ! C'est l'heure de la reconquête ! Vous avez honte de penser ce que vous pensez ? Vous auriez tort. Les idées démentes, extrémistes et haineuses, c'est eux ! Le bon sens, la modération et l'amour de la France, c'est nous ! Ne vous laissez pas terroriser par cette bande de sectaires antidémocrates. Nous sommes majoritaires en France : Z + Le Pen + NDA = 1/3 des électeurs, 1/4 pour la Macronie, 1/4 pour la gauche. Et Le Pen au second tour, ça pourrait bien dépasser les 50% (merci au passage aux électeurs de Mélenchon). Les 55% de NON au TCE, ils ne se sont pas évanouis dans la nature. Les 2/3 à 3/4 de soutien aux GJ, ils n'ont pas disparu du jour au lendemain. Le Peuple n'a pas dit son dernier mot.
Pour que la France reste la France et que les Français aient un avenir digne de leur passé, tous aux urnes !
*amis gauchistes, désolé de vous décevoir, vous qui aimez vous rassurer à bon compte, mais je n'ai voté qu'une seule fois, le bourrage d'urne est une grande tradition communiste, la vôtre, et je m'honore de ne pas en être.
Plus de 160 enseignants et chercheurs en économie, appartenant à des écoles de pensée différentes, se prononcent dans cette tribune en faveur du programme économique de l'avenir en commun et soutiennent la candidature à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.
L’ampleur des enjeux du prochain scrutin présidentiel nous conduit à prendre position en tant qu’économistes. La pandémie de Covid-19 a révélé la vulnérabilité sanitaire et industrielle de notre société. Cette alerte est un avant-goût des défis auxquels nous devons nous préparer avec l’aggravation des dérèglements écologiques et de l’instabilité géopolitique. Dans le même temps, les 6,4 millions de demandeurs d’emplois et les 9,3 millions de pauvres que compte le pays nous rappellent à quel point la crise sociale est profonde. Le programme l’Avenir en commun porté par Jean-Luc Mélenchon propose de rompre avec les politiques qui accroissent les inégalités, fragilisent les services publics, abiment les écosystèmes et érodent la base productive. C’est aujourd’hui le seul en mesure de porter nos espoirs de changement au second tour de l’élection.
Les réponses des candidats néolibéraux sont obsolètes
Lorsqu’on prête attention aux annonces des candidats, la proximité des propositions économiques d’Emmanuel Macron, Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Eric Zemmour saute aux yeux. La plupart souhaitent faire reculer l’âge de la retraite. Tous rejettent le principe d’une hausse des salaires bruts et remettent en cause les 35 heures. Leur engagement à diminuer les cotisations implique d’affaiblir la Sécurité sociale. Malgré le rôle central des services publics pour réduire les inégalités et faire face aux chocs sanitaires, écologiques ou géopolitiques, les uns et les autres prévoient d’offrir de nouveaux cadeaux fiscaux aux plus hauts revenus au détriment de notre patrimoine collectif. Comme si le marché et les grandes firmes pouvaient prendre soin des biens communs que sont l’environnement, la santé, l’éducation, la culture mais aussi la qualité du lien social et de l’information.
En tant qu’économistes, nous nous opposons à cet agenda foncièrement injuste. Inspiré d’une volonté réactionnaire de préserver les privilèges des plus riches, il est parfaitement inadapté aux grands défis de notre temps.
Relier l’immédiateté de l’urgence sociale au temps long d’un mode de développement désirable
Le programme porté par le candidat de l’Union Populaire ouvre une voie alternative. En abordant les questions économiques sous l’angle de la satisfaction des besoins et non de la logique du profit ou du consumérisme, il offre de relier l’immédiateté de l’urgence sociale au temps long d’un mode de développement désirable respectueux des impératifs écologiques.
Apporter une réponse immédiate à la crise sociale en est la condition préalable. Il s‘agit d’abord de protéger le pouvoir d’achat contre le retour de l’inflation, ce qui passe par le blocage des prix des produits de première nécessité. La hausse du Smic à 1400 euros nets, une renégociation des salaires au niveau des branches, la revalorisation des retraites et des minimas sociaux, la mise en place d’une allocation d’autonomie pour les jeunes ainsi qu’un programme de garantie d’emploi permettront de soulager les difficultés les plus urgentes et de restaurer la confiance en l’avenir pour le plus grand nombre.
La politique des revenus ne peut cependant être l’alpha et l’oméga de la reconstruction socioéconomique. Celle-ci passe par une remobilisation de la puissance publique et la construction d’un projet productif à long terme compatible avec le respect de la biosphère. Cela implique un effort de financement des équipements et de revalorisation des salaires, notamment dans le domaine de l’éducation, du soin et de la recherche où les retards accumulés démoralisent les personnels. Un redéploiement des services essentiels (éducation, transports, santé, poste, justice) permettra la redynamisation économique des territoires sacrifiés aux calculs à courte vue des réductions de coûts.
La proposition d’instaurer une planification écologique vise quant à elle une projection à long terme des structures sociales et productives de nos sociétés. Il s’agit d’une alternative à la centralisation par les marchés financiers du pilotage de l’économie. Le processus de planification se décline de manière participative aux différentes échelles. Sa mise en œuvre passe par la mobilisation des outils de la politique industrielle — notamment la conditionnalité des aides aux entreprises, la nationalisation d’entreprises stratégiques, la participation des salariés aux choix productifs — et par un programme d’investissement massif dans les énergies renouvelables, la rénovation des logements, les transports et les relocalisations. Contre l’incertitude permanente générée par la tyrannie de la création de valeur pour l’actionnaire, il s’agit de recréer de la stabilité dans l’évolution du tissu productif, d’encourager la sobriété dans la consommation et de permettre un rééquilibrage de notre commerce extérieur.
Un programme crédible
Ces investissements concernant la reconstruction des services publics et la transition écologique nécessitent des financements. L’option choisie est celle de la justice sociale au service de l’efficacité. Une fiscalité plus progressive sur les revenus et les patrimoines ainsi que la lutte contre la fraude fiscale permettront de dégager des ressources supplémentaires. En matière de dette publique, un recours privilégié au pôle public bancaire permettra de se prémunir contre les effets déstabilisateurs d’un retournement des taux. Alors que les marges des entreprises atteignent des hauts historiques, la progression des salaires sera financée par un rééquilibrage du partage de la valeur entre salaires et profits.
Cette élection est le moment de tourner la page du néolibéralisme et de redécouvrir les vertus économiques de l’ambition collective et de la solidarité. Fruit d’un travail collégial expert et citoyen, le programme défendu par Jean-Luc Mélenchon porte un projet à la fois social, écologique et démocratique. Ambitieux, sa cohérence et le sérieux de son chiffrage sont communément reconnus. C’est aussi le plus à même de rassembler à gauche pour atteindre le second tour et tenter de remporter l’élection. Voilà pourquoi nous le soutenons.
C'est cool toutes ces pages de pub pour Mélenchon, sachant que la majorité de ceux qui iront voter pour lui au premier tour et qui exprimeront un vote au second tour voteront pour Marine Le Pen et lui permettront de battre Macron. Merci pour ce rabattage. Vous êtes trop sympas les idiots utiles du lepénisme.
Re: Présidentielle 2022 : LE Sondage Ultime
Posté : 01 avr. 2022 14:38
par l exile
Je me suis toujours abstenu faute de candidat décroissant et anti capitaliste. Le 10 je voterai Mélenchon. Beaucoup de gens soutiennent la FI pour ses raisons. Il n'y a aucune de ces valeurs chez l’extrême droite (sans parler du racisme ).
Il n'y a aucune raison de soutenir l'extrême droite pour les électeurs de Mélenchon.