Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
dans les années 90 y avait aussi le formule foot le samedi soir en 3eme partie de soirée avec quelques résumés seulement, le jour du foot du pauvre en quelque sorte
- François de Malherbe
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Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
Mais oui !! Avec Vincent Hardy, je crois. On se cassait du troquet vers minuit et demi et on allumait TF1 !Serhat a écrit :dans les années 90 y avait aussi le formule foot le samedi soir en 3eme partie de soirée avec quelques résumés seulement, le jour du foot du pauvre en quelque sorte
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
ouais j’espérai voir le résumé sur Malherbe, car le téléfoot de 11h était trop matinal pour moiFrançois de Malherbe a écrit :Mais oui !! Avec Vincent Hardy, je crois. On se cassait du troquet vers minuit et demi et on allumait TF1 !Serhat a écrit :dans les années 90 y avait aussi le formule foot le samedi soir en 3eme partie de soirée avec quelques résumés seulement, le jour du foot du pauvre en quelque sorte
Je crois que toute l'équipe des sports de TF1 de l'époque l'a animé
Modifié en dernier par Serhat le 21 avr. 2013 22:29, modifié 1 fois.
Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
Un peu plus récemment il y avait D2max si je me souviens bien sur C+, consacré qu'à la deuxième division c'était pas mal ça!
- Sebmalherbe
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Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
J'ai découvert Malherbe lors de la première saison en D1. Je suis aussitôt devenu accro, et très vite j'allais réussir à persuader mes grands frères d'aller voir chaque match à Venoix ! La récompense ultime aussi était d'assister à un entraînement. J'étais pétrifié devant les joueurs tant ces mecs étaient des dieux pour moi. Avec le temps j'étais devenu le chouchou de Stéphane Paille. Il faut dire que je lui avais écrit une lettre qui semble-t-il l'avait touché. On avait un petit rituel, je l'attendais avant les matchs à la descente du bus et on discutait 2 minutes, il prenait de mes nouvelles, etc. Un soir je ne sais pas pourquoi mais je lui dit "tu vas voir, je sens que tu vas nous mettre un triplé". Et en fait il en a mis 4, c'était contre Nancy ! Après le match il vient me voir et me dit "excuse moi j'en ai mis un de trop". L'idole quoi !
Bref, j'en ai plein la tête des histoires comme ça. Et si la passion n'est plus la même aujourd'hui, j'ai quand même un paquet de souvenirs qui font que ce club fera toujours un peu partie de moi. A tel point d'ailleurs que depuis le collège mes amis me surnomment "Malherbe"...d'où mon magnifique pseudo !
Bref, j'en ai plein la tête des histoires comme ça. Et si la passion n'est plus la même aujourd'hui, j'ai quand même un paquet de souvenirs qui font que ce club fera toujours un peu partie de moi. A tel point d'ailleurs que depuis le collège mes amis me surnomment "Malherbe"...d'où mon magnifique pseudo !
Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
Je ne me souviens pas precisement d'un declic ou d'un moment particulier, tant c'est venu tot. Malherbe parce que obsédé par le ballon et parce que mon grand-pere a naturellement fait le lien. Ancien collegue de Makaya et habitant du giberville de la SMN, l'epopee face au grand Reims ou les rivalités locales ont fait partie des histoires mythiques que tout gamin vénère. C'est le mercredi apres-midi chez papy que je decoupais les articles dans le Ouest-France en y ajoutant des commentaires indispensables. Ceux de la premiere montée, l'epoque de Divert, mon heros de la radio que je n'avais pourtant jamais vu jouer. Puis comme tous j'ai connu les panini, la Roche sur Yon et Istres qui me faisait deja beaucoup lol.
Je vivais malherbe.
Jusqu'a ce jour ou ma mere, dans un élan grave et incroyablement solennel me convia pour une mise au point :
"Tu sais ton papa, papy et mamie, et moi ... On trouve que tu parles trop de foot..."
Aucun mot n'est assez fort pour decrire la claque devastatrice que j'encaissa du haut de mes 10 ans.
C'est a partir de cet instant que je compris en quoi la vie etait une vaste trahison et que je decidais d'etre noir.
Je vivais malherbe.
Jusqu'a ce jour ou ma mere, dans un élan grave et incroyablement solennel me convia pour une mise au point :
"Tu sais ton papa, papy et mamie, et moi ... On trouve que tu parles trop de foot..."
Aucun mot n'est assez fort pour decrire la claque devastatrice que j'encaissa du haut de mes 10 ans.
C'est a partir de cet instant que je compris en quoi la vie etait une vaste trahison et que je decidais d'etre noir.
J'ai goûté une mangue. En Colombie. Après une heure et demi de balade à cheval.
Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
Presque, a la CAF.
Et je crois bien que Philippe Tranchant y a bosse aussi.
Et je crois bien que Philippe Tranchant y a bosse aussi.
J'ai goûté une mangue. En Colombie. Après une heure et demi de balade à cheval.
Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
Je n'ai pas le souvenir exact du début de ma passion pour Malherbe, par contre je me rappelle très bien avoir attendu mon père à la sortie du barrage contre Niort et entendu les clameurs du stade. Impossible pour moi de supporter une autre équipe que Malherbe, toute la famille était à bloc dedans.
Mon premier match au stade, c'était l'année suivante, un 3-3 contre Strasbourg en fin de saison je crois, on était sous les tôles et José Cobos s'était pris un ballon dans les couilles juste sous mes yeux, ça marque un gamin un truc comme ça
Ensuite je n'ai pas du rater beaucoup de matchs à Venoix, la plupart sous les tôles avec mon père et sur les dernières saisons en virage Venoix, on rentrait gratos avec des sacs plein de confets qu'on avait passé tout l'après-midi à découper et on faisait les cons sur la piste.
Mon premier match au stade, c'était l'année suivante, un 3-3 contre Strasbourg en fin de saison je crois, on était sous les tôles et José Cobos s'était pris un ballon dans les couilles juste sous mes yeux, ça marque un gamin un truc comme ça
Ensuite je n'ai pas du rater beaucoup de matchs à Venoix, la plupart sous les tôles avec mon père et sur les dernières saisons en virage Venoix, on rentrait gratos avec des sacs plein de confets qu'on avait passé tout l'après-midi à découper et on faisait les cons sur la piste.
I need to be myself, I can't be no one else.
Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
Mon père (qui préférait franchement le rugby) m'a emmenée à d'Ornano un jour où il avait reçu 2 places de la part d'un client.
C'était en 1995.
Je crois que Caen recevait les Havrais... En tous cas y'avait Kennet Andersson et je me rappelle très clairement l'avoir trouvé nul. Immobile, feignant, inutile. Score final, 2-2, pas de grand spectacle ni d'événement marquant. Et pourtant...
J'ai demandé à mon père de m'emmener au stade de nouveau. Le pauvre s'est coltiné, dans les années qui ont suivi, des Caen-Louhans Cuiseaux par -5°, conclus par de vilains 0-0 à l'issu de soirées glaciales et interminables. En 5ème, j'ai vendu mes CD (putain, c'est Alexandra G., cette conne, qui a récupéré mon album de Pow Wow. Les boules) pour m'acheter un abo (en Première. *ModeMastre*).
Puis un jour, j'ai rencontré (ce qui restait de) la Brigade Viking. Des gens de 5, 10 ou 15 ans de plus que moi qui m'ont pris sous leur aile. L'un d'eux était le fils d'un voisin. Il est devenu mon "tuteur" vis à vis de mes parents lorsqu'il a fallu me laisser partir en déplacements (Guingamp, Laval... du rêve en barre).
En 3ème, j'ai pleuré toute la journée à cause de la mort de Borrelli. Seuls quelques mecs du collège comprenaient ce que je ressentais. Comme j'aimais le foot, j'avais justement pas mal de potes mecs. Je suis aussi tombée amoureuse d'un roux qui jouaient en National (ce qui était quand même la grande classe). Il m'a fait aimer le Milan AC, il écrivait "Baresi" au blanco dans mon agenda. Je ne m'intéressais qu'aux mecs qui jouaient au foot à la récré, d'façons. Et comme si ça n'était pas assez, j'allais voir jouer mes potes de Troarn lors de leurs matchs merdiques du samedi (plus tard j'ai fait ça avec l'AS Démouville... Ahah). J'achetais des draps rouges et bleus, je tenais une revue de presse assidue. Je pleurais quand on perdait, j'exultais lorsqu'on gagnait. La montée de 1996, et le titre, ça a été le summum. Ça m'a fait tout l'été. J'écoutais les Blues Brothers juste parce que j'avais vu, sur FR3 Normandie, Dedebant et je ne sais plus qui danser sur une table sur cette chanson le soir du sacre. J'ai fait mon stage de 3ème à Allez Caen. Sylvain Wild me payait le resto, je croisais des joueurs toute la journée. J'ai aussi fait un déplacement avec le MNK, je suis tombée amoureuse d'un mec de Fresnel qui ne m'a jamais aimée en retour. J'ai très mal vécu le mariage de Samuel Michel. Et même si j'ai connu une grande lassitude après le Mondial 1998, et toutes les filles qui se sont mises à aimer le foot pour de mauvaises raisons (lol), Malherbe et moi c'est, tout le monde l'aura compris, une grande histoire d'amour. Et je réalise que ça fait déjà 18 ans que ça dure.
PS : j'ajoute que j'ai aussi participé, avec quelques forumistes, à des réunions collectives après le match à Istres. Je rentrais à Caen juste pour la soirée. Pour évoquer le traumatisme avec ceux qui l'avaient vécu aussi.
C'était en 1995.
Je crois que Caen recevait les Havrais... En tous cas y'avait Kennet Andersson et je me rappelle très clairement l'avoir trouvé nul. Immobile, feignant, inutile. Score final, 2-2, pas de grand spectacle ni d'événement marquant. Et pourtant...
J'ai demandé à mon père de m'emmener au stade de nouveau. Le pauvre s'est coltiné, dans les années qui ont suivi, des Caen-Louhans Cuiseaux par -5°, conclus par de vilains 0-0 à l'issu de soirées glaciales et interminables. En 5ème, j'ai vendu mes CD (putain, c'est Alexandra G., cette conne, qui a récupéré mon album de Pow Wow. Les boules) pour m'acheter un abo (en Première. *ModeMastre*).
Puis un jour, j'ai rencontré (ce qui restait de) la Brigade Viking. Des gens de 5, 10 ou 15 ans de plus que moi qui m'ont pris sous leur aile. L'un d'eux était le fils d'un voisin. Il est devenu mon "tuteur" vis à vis de mes parents lorsqu'il a fallu me laisser partir en déplacements (Guingamp, Laval... du rêve en barre).
En 3ème, j'ai pleuré toute la journée à cause de la mort de Borrelli. Seuls quelques mecs du collège comprenaient ce que je ressentais. Comme j'aimais le foot, j'avais justement pas mal de potes mecs. Je suis aussi tombée amoureuse d'un roux qui jouaient en National (ce qui était quand même la grande classe). Il m'a fait aimer le Milan AC, il écrivait "Baresi" au blanco dans mon agenda. Je ne m'intéressais qu'aux mecs qui jouaient au foot à la récré, d'façons. Et comme si ça n'était pas assez, j'allais voir jouer mes potes de Troarn lors de leurs matchs merdiques du samedi (plus tard j'ai fait ça avec l'AS Démouville... Ahah). J'achetais des draps rouges et bleus, je tenais une revue de presse assidue. Je pleurais quand on perdait, j'exultais lorsqu'on gagnait. La montée de 1996, et le titre, ça a été le summum. Ça m'a fait tout l'été. J'écoutais les Blues Brothers juste parce que j'avais vu, sur FR3 Normandie, Dedebant et je ne sais plus qui danser sur une table sur cette chanson le soir du sacre. J'ai fait mon stage de 3ème à Allez Caen. Sylvain Wild me payait le resto, je croisais des joueurs toute la journée. J'ai aussi fait un déplacement avec le MNK, je suis tombée amoureuse d'un mec de Fresnel qui ne m'a jamais aimée en retour. J'ai très mal vécu le mariage de Samuel Michel. Et même si j'ai connu une grande lassitude après le Mondial 1998, et toutes les filles qui se sont mises à aimer le foot pour de mauvaises raisons (lol), Malherbe et moi c'est, tout le monde l'aura compris, une grande histoire d'amour. Et je réalise que ça fait déjà 18 ans que ça dure.
PS : j'ajoute que j'ai aussi participé, avec quelques forumistes, à des réunions collectives après le match à Istres. Je rentrais à Caen juste pour la soirée. Pour évoquer le traumatisme avec ceux qui l'avaient vécu aussi.
"Life's a bitch and then you meet one."
Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
C'est beau.
Marie.
Ps : BigDudu, non Tom24 ce n'était pas moi. Me connaissant, ce devait être Tom14 ou Tom1484.. Enfin un truc avec du calvados ou mon année de naissance dedans.
Ps : BigDudu, non Tom24 ce n'était pas moi. Me connaissant, ce devait être Tom14 ou Tom1484.. Enfin un truc avec du calvados ou mon année de naissance dedans.
- Ghost of Benoit Caen
- Messages : 10770
- Enregistré le : 23 janv. 2010 17:11
- Localisation : Caen
- Contact :
Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
le forum est en train de faire (recueil de témoignage) ce que le club aurait déjà dû commencer à faire il y a bien longtemps. Va falloir exiger qu'on soit grassement payé 
Vieux con section Oilpé
Dans libéral il y a le mot liberté
Dans libéral il y a le mot liberté
- Jon Machin
- Messages : 14021
- Enregistré le : 31 août 2005 21:06
- Localisation : Zoranie
Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
ouais ! c'est écrit ici et ça y reste !!
pas de copié/collé etc. !! je me comprends !! sinon ça va chier comme jamais
pas de copié/collé etc. !! je me comprends !! sinon ça va chier comme jamais
Comme dirait l’autre, « ça durera ce que ça durera » mais comme disait ma grand-mère, « ce qui est pris n’est plus à prendre ».
Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans

J'ai goûté une mangue. En Colombie. Après une heure et demi de balade à cheval.
Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
3 faits divers, 3 condamnations à perpétuité.
Malherbe à Cherbourg.
J'ignore encore les raisons de cette délocalisation, mais Malherbe gagne en Coupe, contre chais plus qui (probablement Rouen), chais plus trop quelle année (probablement 86).
Pyramide de joueurs au coup de sifflet final et canettes de bières qui roulent en pesage. Le football, c'est la passion.
Présentation du Caen-Cannes des barrages d'accession à la D1.
Des colverts d'élevage sont jetés sur la piste de Venoix, car selon Laurent Marvyle, journaliste d'FR3 qui couvre l'avant-mache pour le JT, les canards cancanent…
Calembour dans un canapé en velours. Le football, c'est pour les Jacquy.
Premier match à Venoix, Caen-Abbeville. Nous, l'Union Sportive du Travail, nous déplaçons à Malherbe en championnat. Le club nous invite en travée. Présence improbable de Giresse sur le bord du terrain.
Cris sauvages sous fumée de saucisse. Le football, c'est sous des tôles.
Malherbe à Cherbourg.
J'ignore encore les raisons de cette délocalisation, mais Malherbe gagne en Coupe, contre chais plus qui (probablement Rouen), chais plus trop quelle année (probablement 86).
Pyramide de joueurs au coup de sifflet final et canettes de bières qui roulent en pesage. Le football, c'est la passion.
Présentation du Caen-Cannes des barrages d'accession à la D1.
Des colverts d'élevage sont jetés sur la piste de Venoix, car selon Laurent Marvyle, journaliste d'FR3 qui couvre l'avant-mache pour le JT, les canards cancanent…
Calembour dans un canapé en velours. Le football, c'est pour les Jacquy.
Premier match à Venoix, Caen-Abbeville. Nous, l'Union Sportive du Travail, nous déplaçons à Malherbe en championnat. Le club nous invite en travée. Présence improbable de Giresse sur le bord du terrain.
Cris sauvages sous fumée de saucisse. Le football, c'est sous des tôles.
Modifié en dernier par Vltra le 22 avr. 2013 11:45, modifié 1 fois.
Alors Baliballon, quelle est votre analyse ?
Re: Malherbe : le jour où vous êtes tombés dedans
Trop tard, c'est djà dans la boîte.Jon Machin a écrit :ouais ! c'est écrit ici et ça y reste !!
pas de copié/collé etc. !! je me comprends !! sinon ça va chier comme jamais
Alors Baliballon, quelle est votre analyse ?