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Re: Contributions au débat politique
Posté : 02 avr. 2024 21:26
par Molko
Attention, vous répondez à StB.
Sinon, hormis sur les sujets type avortement / fin de vie, Je ne serais pas certain de classer La Croix à droite.
Re: Contributions au débat politique
Posté : 02 avr. 2024 21:33
par Simply the Best
NickP a écrit :Tu approuves visiblement CNews qui la considère, je cite, « comme la représentante de la gauche

»
Je constate mais je ne suis pas sur la même longueur d'onde.
Et je ne mettrai jamais "Quelle époque" ou "C dans l'air" au même niveau que Médiapart ou France Inter.
France Télévisions c'est la gauche molle , du Hollande pour simplifier. Bref pour un islamo gauchiste c'est clairement de droite

Re: Contributions au débat politique
Posté : 02 avr. 2024 21:36
par le retour de le Natza
Je ne sais pas ce qu'écrit l'autre troll, mais, vu que cette "idée" est récurrente à droite et à l'extrême-droite, il est intéressant de noter que ce que les fascistes considèrent comme "de gauche",
France TV et Inter
sont juste des médias qui pratiquent le pluralisme
à savoir qui tendent, voire parfois confient un micro à des gens de droite et à des gens de gauche
(ce qui est insupportable aux yeux des fascistes)
qu'au milieu de la même soupe que partout ailleurs, il arrive qu'un ou une journaliste sorte une enquête à charge sur une multinationale, ou une incurie du pouvoir,
ou bien pose une question vaguement inhabituelle à quelqu'un qui a du pouvoir.
Ça prend 10 minutes d'antenne dans un mois, mais c'est insupportable pour les fascistes.
(j'ai revu il y a quelques mois par hasard une archive des 80's où un élu FN, inconnu, sort une diatribe lunaire sur "Les bolchaks de Effe R 3". C'est drôle à regarder dans le passé, ça fait peur, mais c'est devenu notre quotidien.
Donc 20 minutes où des journalistes à l'antenne ne sont pas faibles avec les forts et à charge envers ceux qui prétendent défendre les faibles, ça suffit à trouver que le service public est un repaire de gauchistes.
Il est temps de se souvenir ce qu'est vraiment le fascisme, l'interdiction pure et simple de ce avec quoi vous n'êtes pas d'accord.
Bolloré le fait très bien.
Tout les gens sérieux sont partis de ses antennes, journaux et il assume un prosélytisme politique. Je n'ai pas l'impression qu'on soit dans le pluralisme, le contradictoire ...
Pour le reste, oui, Mediapart est peut-être de gauche, mais ils sont indépendants, sans pubs, vivent grâce aux abonnés. Il me semble surtout qu'ils font un travail journalistique sérieux que trop peu pratiquent encore. Et ils vont autant chercher des poux à Cahuzac qu'à Benala.
Re: Contributions au débat politique
Posté : 02 avr. 2024 22:01
par pascalnouma
Molko a écrit :Attention, vous répondez à StB.
Sinon, hormis sur les sujets type avortement / fin de vie, Je ne serais pas certain de classer La Croix à droite.
Historiquement pas forcément, récemment c'est quand même un journal dont le lectorat est en bonne partie issu du centre droite.
Après est ce que parce que ses lecteurs sont de droite, on peut considérer que le journal est de droite, c'est le même raccourci que fait stb avec inter et c'est contestable en effet. Mais c'est pour ça que je mettais quand même des pincettes.
Re: Contributions au débat politique
Posté : 02 avr. 2024 22:07
par le retour de le Natza
Une analyse parue dans Le Monde il y a 2-3 jours.
DÉBATS • MÉDIAS
Le risque de dérive « à la hongroise » du paysage
médiatique français
Jean-Baptiste Chastand - Vienne, correspondant régional
Le choix des médias du groupe Bolloré (CNews, « Le JDD », Europe 1…) de privilégier les
commentaires d’extrême droite sur le travail d’information évoque la stratégie du premier
ministre hongrois, Viktor Orban.
Les médias du groupe Bolloré sont régulièrement accusés de prendre modèle sur la chaîne
conservatrice américaine Fox News. Mais au fil des rachats des chaînes et des journaux par le
milliardaire breton et de la mise au pas de leurs rédactions, le paysage médiatique français
ressemble de plus en plus à celui d’un pays nettement plus proche de nous : celui de la
Hongrie. Depuis 2010 et son retour au pouvoir dans ce pays d’Europe centrale, le premier ministre
nationaliste, Viktor Orban, a réussi à mettre une grande partie des médias à sa botte, au prétexte de
lutter contre les journalistes « de gauche ».
Utilisant le paravent des sujets migratoires, du wokisme ou de la guerre en Ukraine, traités de façon
non journalistique dans le seul but de faire peur, ils sont devenus la meilleure arme de M. Orban pour
rester au pouvoir en détournant notamment l’attention des scandales de corruption gênants. « Celui
qui contrôle les médias d’un pays décide qui contrôle la pensée de ce pays et, ainsi, qui contrôle ce pays »,
a résumé dans un propos éloquent son actuel directeur de cabinet, le très influent Balazs Orban (qui
n’a pas de lien de famille avec le premier ministre), dans un discours tenu début 2023.
Au gré de messages décidés directement dans les bureaux du premier ministre, les médias
gouvernementaux hongrois peuvent s’attaquer aux opposants, aux organisations non
gouvernementales ou à l’Union européenne sans jamais s’embarrasser des principes essentiels de la
déontologie journalistique tels que le droit au contradictoire. Les fake news sont le pain quotidien
d’une grande partie des Hongrois, tandis que les derniers journalistes professionnels qui essayent
d’établir une vérité commune ont de plus en plus de mal à se faire entendre.
Petite musique dangereuse
Bien sûr, la France n’est pas encore dans une telle situation, ne serait-ce que parce que l’extrême
droite admirative de M. Orban n’y est pas au pouvoir, et ne peut donc pas s’attaquer à l’indépendance
de l’audiovisuel public.
Mais le parcours médiatique du dirigeant magyar appelle à la vigilance tous ceux qui souhaitent
éviter un basculement politique vers l’extrême droite. C’est en effet depuis l’opposition, entre 2002 et
2010, que M. Orban a commencé à établir un paysage médiatique à sa botte, avec l’aide d’un homme
d’affaires politiquement aligné.
Après avoir connu une défaite aux législatives de 2002, il l’attribue à « la pensée publique libérale qui
domine les médias » et se jure de tout faire pour que cela ne se reproduise plus. Il appelle à l’aide Lajos
Simicska, un riche entrepreneur. Ce compagnon de route de longue date de son parti, le Fidesz, a déjà
racheté le Magyar Nemzet, principal quotidien conservateur du pays. En 2003, il finance le lancement
d’une chaîne de télévision, Hir TV, qui sera dirigée par l’ancien porte-parole de M. Orban. En parallèle,
M. Orban organise des manifestations devant la télévision publique pour appeler à un référendum
afin qu’« qu’elle soit divisée en deux chaînes », dans le but cocasse que chacun des deux principaux
partis hongrois puisse avoir sa propre télévision.
Dans l’idéologie orbanienne, très conforme à celle des défenseurs de CNews, il n’existe en effet pas de
médias indépendants, mais seulement des rédactions sous influence de leurs actionnaires qu’il s’agit
donc de manipuler dans son sens. Cette petite musique dangereuse, qu’on entend de plus en plus en
France, permet de créer le terreau fertile aux dérives. On pense à la mise à pied – finalement annulée –
du directeur de la rédaction de La Provence, quotidien propriété du groupe CMA CGM de Rodolphe
Saadé, présenté comme proche d’Emmanuel Macron, après un titre qui avait déplu à des élus de la
majorité.
Grande confusion
Le retour au pouvoir de M. Orban en 2010 lui permet d’aller au bout de son projet consistant
à s’assurer de ne plus jamais être confronté à des questions gênantes.
Abreuvé de marchés publics attribués généreusement à ses entreprises de construction, M. Simicska
continue de racheter des titres de presse un par un pour les faire basculer dans la pure propagande,
tandis que ceux qui résistent sont privés des campagnes de publicité publiques. Comme pour
Vincent Bolloré, cette stratégie du rachat-purge des rédactions est nettement plus efficace que celle
qui aurait consisté à créer des nouveaux médias : car elle permet de conserver leur audience.
En parallèle, le premier ministre hongrois fait voter dès 2010 une loi destinée à s’attaquer
à l’indépendance des médias publics et de l’agence de presse nationale, où tous les journalistes sont
rapidement forcés de se taire ou de partir.
Le système est tellement solide que même quand M. Simicska finit par se fâcher avec M. Orban,
en 2014, le premier ministre n’a aucun mal à le faire remplacer par un autre millionnaire, son ami
d’enfance Lorinc Meszaros. En 2018, la boucle est bouclée quand tous les propriétaires de médias
privés proches du Fidesz « donnent » plus de 500 titres à une fondation contrôlée par un proche de
M. Orban.
Ces médias peuvent passer leur temps à discréditer les derniers titres indépendants. Comme dans
ceux contrôlés par Vincent Bolloré, le travail d’information est secondaire. La priorité est donnée à
une galaxie de commentateurs d’extrême droite qui s’occupent de dénigrer en permanence toutes les
révélations des vrais journalistes en estimant qu’ils sont de toute façon « de gauche ».
Sous couvert de « rééquilibrage » du paysage médiatique, M. Orban a surtout réussi à créer une grande
confusion dans laquelle une bonne partie des Hongrois ne savent plus qui croire. Penser que la
France serait immunisée par principe contre une telle dérive mortifère pour le journalisme et pour la
démocratie en général serait une lourde erreur.
Jean-Baptiste Chastand (Vienne, correspondant régional)
Re: Contributions au débat politique
Posté : 03 avr. 2024 09:10
par Jisait
Molko a écrit :Sinon, hormis sur les sujets type avortement / fin de vie, Je ne serais pas certain de classer La Croix à droite.
Et on notera aussi que c'est un des tous derniers quotidien national à ne pas appartenir à un milliardaire/industriel.
Avec l'Huma je dirais.
pascalnouma a écrit :Valeurs actuelles, RTL, Les échos, dans une moindre mesure la Croix. Il y en a.
Radio Classique aussi. Dans le genre bien à droite ça se pose là.
Re: Contributions au débat politique
Posté : 03 avr. 2024 18:01
par the pleurnicheuse
Possible d'avoir la suite ?
Épisode 2:
https://www.mediapart.fr/journal/france ... n-de-cnews" onclick="window.open(this.href);return false;
Épisode 3:
https://www.mediapart.fr/journal/france ... par-crepol" onclick="window.open(this.href);return false;
Re: Contributions au débat politique
Posté : 03 avr. 2024 18:09
par Moriarty
Pour ton info, tous les ans en mars, Mediapart propose l'abonnement annuel à 12€.
Tu le sauras pour l'année prochaine...
La partie 3 est une vidéo, pas un article.

Re: Contributions au débat politique
Posté : 03 avr. 2024 18:41
par the pleurnicheuse
Merci Momo et merci pour l info
Re: Contributions au débat politique
Posté : 03 avr. 2024 18:46
par Moriarty
Pour l'abo Mediapart à 12€/an, j'avais donné l'info ici il y a un an.
Comme ça n'avait intéressé personne, je n'ai pas cru bon devoir le rappeler cette année.
Je suis abonné à Mediapart depuis des années en payant une poignée d'euros chaque année.
Re: Contributions au débat politique
Posté : 03 avr. 2024 18:49
par Abidbol
Et comme le dirait Hastings, c’est aussi inclu dans l’abonnement BNF à 24 € par an (où vous pourrez lire Le Figaro pour faire contrepoint)
Re: Contributions au débat politique
Posté : 03 avr. 2024 18:57
par Moriarty
Abidbol a écrit :Et comme le dirait Hastings, c’est aussi inclu dans l’abonnement BNF à 24 € par an (où vous pourrez lire Le Figaro pour faire contrepoint)
On a directement accès au site Mediapart avec cet abo ou c'est seulement la sélection d'articles ?
Re: Contributions au débat politique
Posté : 03 avr. 2024 19:09
par Abidbol
Accès direct et complet.
Re: Contributions au débat politique
Posté : 03 avr. 2024 19:10
par Moriarty
Ok merci

Re: Contributions au débat politique
Posté : 03 avr. 2024 19:34
par Hastings
Abidbol a écrit :Et comme le dirait Hastings, c’est aussi inclu dans l’abonnement BNF à 24 € par an (où vous pourrez lire Le Figaro pour faire contrepoint)
Et L'Équipe pour faire bonne mesure. Y'a même le Monde maintenant (même si c'est un peu casse couille pour arrivé jusqu'au PDF).