Oui il y a un gros soucis avec la façon dont on "fabrique" les politiciens, et donc ensuite les programmes. J'ai pris conscience de ça en parlant longuement avec un cousin qui fait "carrière" depuis sa sortie de la fac dans les rangs socialistes. En gros il ne connaît rien du monde parce que son expérience du monde est très limitée, mais vend sa "proximité avec la réalité", se ment à lui-même (et full endoctriné) et cherche à promouvoir unilatéralement un programme construit pendant plusieurs générations par des gens à peu près comme lui, et principalement basé sur l'opposition et l'idée que la gauche sont les "gentils", les autres les méchants. Un bouillon d'idées périmées qui tourne en rond et ne fait que réagir.pascalnouma a écrit :Aparté sur la notion de programme avec laquelle j'ai de plus en plus de mal. Quand tu ponds un programme en 2021 pour une élection en 2022, t'as déjà un an de retard. Alors quoi, on applique le programme à la lettre jusqu'en 2027 sans rien changer ? Parce que le président est tellement visionnaire qu'il avait anticipé l'inflation et le rapport du GIEC ? Mais pour s'adapter il faut déjà sortir de sa tour d'ivoire... Cette remarque ne vaut évidemment pas que pour Macron mais il pousse quand le même le bouchon très loin.
Ce qui me frappe aussi c'est l'absence de techniciens dans les organes de décision (on compte le nombre d'ingénieurs en politique?), à développer un beau jour...
Donc forcément la politique c'est ça: de la comm', des batailles d'égo, et parfois une étincelle et un bon rapport qui arrive sur le bon bureau au bon moment avec un gars au pouvoir qui arrive à comprendre le levier à activer, mais qui tient plus au coup de bol d'avoir nommé la bonne personne à la bonne commission au bon moment, mais je ne suis pas certain que ça dépende beaucoup de la sensibilité du parti au pouvoir. Ca doit arriver 2-3 fois par mandat, et pour faire ça (s'entourer et comprendre la complexité), je ne suis pas sûr que Macron soit si mal placé que ça.