Peut être bien en effet et si c'est le cas, les politiques devraient prendre acte de cet archaisme en s'abstenant de légiferer plutôt que de jouer avec le feu et se ridiculiser.Du coup, ptêt finalement que le débat porte davantage sur l'archaïsme politique et constitutionnel, que sur la privation future des nos libertés.
Contributions au débat politique
Rebondissement dans l'affaire "The Pirate bay Vs Ayants Droits":
Le jugement pourrait bien se voir annulé.Un scoop. Un joli scoop, du genre pavé dans la mare, sorti aujourd’hui par la radio publique suédoise Sveriges Radio.
D’après la station, le juge Tomas Norström, en charge du procès The Pirate Bay, a été membre de plusieurs organisations de défense du droit d’auteurs. Des lobbies comme la SFIR (l’association suédoise pour la protection de la propriété intellectuelle ) ou encore la Swedish Association of Copyright (SFU) dont font partie plusieurs plaignants de l’affaire. Autant dire que l’ombre du conflit d’intérêt plane désormais sur le verdict, et la défense entend bien bénéficier de cette retentissante bévue.
[...]
Un courrier daté de juin 2001 écrit par Marianne Levin au nom de la SFIR. L’organisation, dont le juge a été membre, invitait alors l’Union Européenne à durcir la loi « sur la responsabilité des intermédiaires » en matière de mise à disposition de contenus protégés sur le Net. De quoi mettre encore un peu plus en doute l’impartialité du juge, d’autant que plusieurs de ses confrères avaient été écartés du procès avant lui pour des raisons similaires. Étrangement, les vérifications habituelles n’ont a priori pas été conduites dans son cas, ou alors de façon très succincte.
Oui, mais dans ceux qui se sont mobilisés contre Hadopi, combien font la démarche d'aller voter ?jesperolsen a écrit :Je trouve surprenant que beaucoup se sentent ulcérés par le projet Hadopi alors qu'on les entend pas sur d'autres sujets politiques.
Je veux dire, c'est vrai que ce projet de loi est très mauvais, les arguments exposés par ces opposants me paraissent justifiés.
Mais ce projet de loi est-il réellement le pire parmi ceux que ce gouvernement nous a imposé ?
Je ne m'explique pas bien qu'on observe tant de remous pour ce projet de loi, alors que des mesures encore plus liberticides ont été adoptées ou que des discours franchement abjects ont été tenus sans susciter la moindre vague.
Les gens en général, les jeunes en particulier ne se sentent "pas concernés" quand il s'agit de politique. La mobilisation est venue parce qu'ils se sont rendu compte que si tu t'occupes pas de politique, eh bien la politique elle s'occupe de toi. Mais sorti de Hadopi, combien vont rester mobilisé contre les dérives liberticides ?
Tant qu'on ne se sent pas concerné...
Tel est mon bon plaisir.
Ben, s'opposer à Hadopi, c'est aussi aussi lutter contre une forme d'intrusion et d'interventionnisme du (de la) politique dans nos vies. Je ne vois rien de plus cohérent que de ne pas voterOui, mais dans ceux qui se sont mobilisés contre Hadopi, combien font la démarche d'aller voter ?
Op, ça c'est fait
Alors Baliballon, quelle est votre analyse ?
Moui... c'est justement ça. Ce n'est pas une incursion brutale de nouveaux venus dans le champs de la politique. C'est plutôt la politique, celle qui est répressive et liberticide qui est venu dans leur champs à eux.Vltra a écrit :Ben, s'opposer à Hadopi, c'est aussi aussi lutter contre une forme d'intrusion et d'interventionnisme du (de la) politique dans nos vies. Je ne vois rien de plus cohérent que de ne pas voterOui, mais dans ceux qui se sont mobilisés contre Hadopi, combien font la démarche d'aller voter ?. Ok, la démarche est un tantinet radicale, mais indéniablement elle est aboutie.
Op, ça c'est fait
D'où pour moi le fait qu'on ne peut pas s'étonner que cette parole contestataire ne se limite qu'à Hadopi, alors que ce gouvernement n'en est pas à son coup d'essai. Au fond, Hadopi, ce n'est qu'un projet parmi tant d'autres.
Après, je doute quand même fortement que la majorité des opposants à Hadopi ne prenant part à aucun vote le fasse dans un but de cohérence réfléchie avec une réflexion plus vaste s'opposant à l'intrusion et à l'interventionnisme du politique (dont la fonction première serait presque justement d'organiser nos vies dans la cité, c'est à dire en société).
Tel est mon bon plaisir.
- jesperolsen
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- Enregistré le : 31 août 2005 21:06
L'UMP condamné pour atteinte aux droits d'auteur.
« On voit que ceux qui préconisent la chasse aux internautes ne sont pas les plus respectueux du droit des artistes. »
C'était bien la peine...
« On voit que ceux qui préconisent la chasse aux internautes ne sont pas les plus respectueux du droit des artistes. »
C'était bien la peine...
Tel est mon bon plaisir.
Les responsables de la majorité sont sur la brèche. Remisés les doutes, les critiques, les interrogations : la question n'est plus de se prononcer sur le contenu du texte - quoi qu'il en coûte - mais d'empêcher un désaveu du chef de l'Etat. Ceux qui, à l'UMP, ne peuvent se résigner à approuver le projet de loi, sont invités à se faire discrets. Les autres devront être "extrêmement présents" - et disciplinés - pour éviter toute surprise.
Sur la sellette depuis le revers du 9 avril, Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, et Jean-François Copé, le président du groupe UMP de l'Assemblée, rivalisent de métaphores guerrières pour "laver l'affront", selon le premier, "relever le gant", pour le second. M. Copé a dit "assumer" sa responsabilité : pas question de jouer profil bas dans les périodes difficiles.
A l'Elysée, le soupçon continue cependant de peser sur le patron des députés UMP - absent de l'Hémicycle au moment du vote du 9 avril - de ne pas "jouer franc jeu". Ses proches rejettent l'accusation. "Il ne pouvait pas se mouiller davantage sur un texte hyper-piégeux dont même certaines personnes de son entourage disaient qu'il était "ringard"", confie un membre de son cabinet.
En effet, en dépit de l'appel à la "mobilisation générale", le scepticisme quant à l'opportunité de ce texte continue de gagner du terrain. Nombreux sont ceux qui doutent de son efficacité, voire de sa faisabilité. En tout cas, de son utilité. Dans un entretien aux Echos du 24 avril, l'ancien premier ministre Alain Juppé se prononçait pour un système "plus compréhensible et plus facile à gérer qu'une coupure de l'accès à l'Internet". De quoi conforter les opposants à la philosophie de ce texte, dont ils craignent qu'il ne soit "déjà obsolète". "On va droit vers un fiasco mais on nous oblige à y aller", déplore un député pourtant catalogué "sarkozyste bon teint".


