Re: Contributions au débat politique
Posté : 09 juin 2016 10:18
Merci de ta réponse.
Parler "d'évidence" dans une analyse sociétale, c'est très souvent source d'approximations et d'erreurs.
Frégosi, je ne la connaissais pas non plus, je l'ai donc écouté et lu quelques articles écrits dans le Huffington post. Je la trouve très condescendante.
Je passe sur sa sortie sur Finkelkraut (parce qu'elle ne développe pas).
Ces idées sur le "justicialisme" et ses sorties sur le mouvement "Nuit Debout" indiquent qu'elle est pour l'ordre. Pour elle lutte sociale n'a plus raison d'être : soit elle est violente et donc inacceptable et populiste, soit non-violente (Nuit debout et les pétitions) ingénue et/ou populiste. Les peuples doit la fermer parce que le peuple verse fatalement dans le populisme, et quand c'est de gauche c'est justicialiste (justice populaire = mal) ou égalitariste (bien pensant = mal).Avec ces manières de pensée, tout mouvement social devient vite populiste.
Mais que propose-t-elle pour remplacer ces modes de luttes, cette justice "populaire"?
Elle explique que la gauche a toujours subi l'influence d'idéologies dangereuses et donc devrait s'en libérer. Sa réponse : la sociale démocratie contre les populismes.
Dans l'émission, elle ne définit pas sa "sociale démocratie", mais le fait dans ses articles de manière assez floue (une sorte de capitalisme social à l'échelle européenne). Il n'y a en effet aucun développement sur la mise en place de cette sociale démocratie, sur les limites de la représentativité actuelle qui perpétuent des dérives néo-libérales contre la population (qu'elle regrette pourtant).
J'aimerais aussi connaitre sa vision de la lutte sociale et politique (en tant que militante PS) dans un système noyauté par des possédants et des banques (malgré les Clearstream, Wikileaks, Luxleaks, panama papers et tous les scandales environnementaux).
Sa sociale démocratie ressemble donc à un vœu pieu.
Pourtant quand Denis Robert s'exprime et démonte l'absurdité du système et l'impunité des grosses banques mondiales et des plus riches de la société (les possédants ++), elle hoche la tête constamment. Voila elle hoche la tête, mais ses ennemis ce sont les "populistes" qui souhaitent détruire ce système.
Autre détail qui me gène, c'est qu'elle relie des événements d’Amérique latine et d'Europe. Ces mouvements n'ont juste rien à voir, puisque les contextes sont très différents.
Parler "d'évidence" dans une analyse sociétale, c'est très souvent source d'approximations et d'erreurs.
Frégosi, je ne la connaissais pas non plus, je l'ai donc écouté et lu quelques articles écrits dans le Huffington post. Je la trouve très condescendante.
Je passe sur sa sortie sur Finkelkraut (parce qu'elle ne développe pas).
Ces idées sur le "justicialisme" et ses sorties sur le mouvement "Nuit Debout" indiquent qu'elle est pour l'ordre. Pour elle lutte sociale n'a plus raison d'être : soit elle est violente et donc inacceptable et populiste, soit non-violente (Nuit debout et les pétitions) ingénue et/ou populiste. Les peuples doit la fermer parce que le peuple verse fatalement dans le populisme, et quand c'est de gauche c'est justicialiste (justice populaire = mal) ou égalitariste (bien pensant = mal).Avec ces manières de pensée, tout mouvement social devient vite populiste.
Mais que propose-t-elle pour remplacer ces modes de luttes, cette justice "populaire"?
Elle explique que la gauche a toujours subi l'influence d'idéologies dangereuses et donc devrait s'en libérer. Sa réponse : la sociale démocratie contre les populismes.
Dans l'émission, elle ne définit pas sa "sociale démocratie", mais le fait dans ses articles de manière assez floue (une sorte de capitalisme social à l'échelle européenne). Il n'y a en effet aucun développement sur la mise en place de cette sociale démocratie, sur les limites de la représentativité actuelle qui perpétuent des dérives néo-libérales contre la population (qu'elle regrette pourtant).
J'aimerais aussi connaitre sa vision de la lutte sociale et politique (en tant que militante PS) dans un système noyauté par des possédants et des banques (malgré les Clearstream, Wikileaks, Luxleaks, panama papers et tous les scandales environnementaux).
Sa sociale démocratie ressemble donc à un vœu pieu.
Pourtant quand Denis Robert s'exprime et démonte l'absurdité du système et l'impunité des grosses banques mondiales et des plus riches de la société (les possédants ++), elle hoche la tête constamment. Voila elle hoche la tête, mais ses ennemis ce sont les "populistes" qui souhaitent détruire ce système.
Autre détail qui me gène, c'est qu'elle relie des événements d’Amérique latine et d'Europe. Ces mouvements n'ont juste rien à voir, puisque les contextes sont très différents.