Y'a du pour et du contre évidemment, mais je trouve ça globalement positif, dans le sens où en plus de favoriser l'économie des enseignes de rue, ça peut devenir une habitude, un rendez-vous (j'imagine les débats, rencontres d'auteurs) qui donnera une vraie place à la culture le dimanche (qui resterait un jour de famille/culture, détente), en ces temps obscures en tistes.
Qu'en pensez-vous ?
Le disquaire ou le libraire est déjà ouvert du lundi au samedi, ils ont peut-être le droit de vivre aussi un peu.
Un libraire jeunesse a fermé à Clermont (Papageno, néolait, si ça te dit quelques choses, près de la mairie), la plus grande a failli aussi (les Volcans, sauvée par la création du scoop des salariés). Le vrai problème, c'est le choix des gens qui préfèrent commander sur internet.
Les deux libraires étaient des institutions ici, surtout pour "Les Volcans". Avec le dépôt de bilan annoncé, les gens ont pris conscience de l'importance des choix qu'ils faisaient et depuis ils reviennent aux Volcans.
Chacun fait des choix en consommant, il faut derrière les assumer. Si plus personne n'achètent de disques en boutique, faut pas se plaindre derrière que les disquaires ferment.
Alors oui, on peut remettre la faute sur les disquaires et libraires, leur dire d'aller bosser le dimanche ces feignasses, on peut aussi tout simplement les faire vivre en allant chez eux la semaine.
Viking_14 a écrit : Alors oui, on peut remettre la faute sur les disquaires et libraires, leur dire d'aller bosser le dimanche ces feignasses, on peut aussi tout simplement les faire vivre en allant chez eux la semaine.
J'ai goûté une mangue. En Colombie. Après une heure et demi de balade à cheval.
Y'a du pour et du contre évidemment, mais je trouve ça globalement positif, dans le sens où en plus de favoriser l'économie des enseignes de rue, ça peut devenir une habitude, un rendez-vous (j'imagine les débats, rencontres d'auteurs) qui donnera une vraie place à la culture le dimanche (qui resterait un jour de famille/culture, détente), en ces temps obscures en tistes.
Qu'en pensez-vous ?
Espace culturel de Leclerc dit merci, les petites enseignes resteront fermées (en tout cas, connaissant mes voisins libraires, ils préféreront faire autre chose le dimanche que de bosser).
Je te trouve contradictoire. D'un côté tu dis qu'ils en chient grave, et l'autre tu refuses de reconnaître la carte à jouer qui leur est tendue, avec une reflexion à avoir sur un rôle qui évolue pourquoi pas.
Je ne remets pas en question le principe du droit au même confort de vie que la majorité des français, je m'interroge juste sur une potentielle aide à des métiers qui suffoquent.
J'ai goûté une mangue. En Colombie. Après une heure et demi de balade à cheval.
Viking_14 a écrit : Alors oui, on peut remettre la faute sur les disquaires et libraires, leur dire d'aller bosser le dimanche ces feignasses, on peut aussi tout simplement les faire vivre en allant chez eux la semaine.
Et oui, derrière le petit commerce indépendant, il y a des gens qui ne gagnent pas grand chose, et qui ont le droit aussi d'avoir une vie. Si vous voulez que ces boutiques continuent d'exister, et bien il faut les faire vivre.
Dans le fond, c'est un raisonnement stupide, si vous n'allez pas chez eux la semaine, pourquoi iriez vous le dimanche?? ET puis commander sur amazone, c'est aussi cautionner une entreprise qui ne paye pas ces impôts en France et traite mal ses salariés. C'est un choix.
Isaac a écrit :Je te trouve contradictoire. D'un côté tu dis qu'ils en chient grave, et l'autre tu refuses de reconnaître la carte à jouer qui leur est tendue, avec une reflexion à avoir sur un rôle qui évolue pourquoi pas.
Je ne remets pas en question le principe du droit au même confort de vie que la majorité des français, je m'interroge juste sur une potentielle aide à des métiers qui suffoquent.
Je te dis juste, qu'ils ont le droit aussi d'avoir une vie. ils bossent du lundi au Samedi, c'est à dire 6 jours par semaine, ils ont besoin aussi de jours de congés. Et surtout que le problème vient du choix que font les gens en commandant sur internet. Commander sur internet, c'est faire fermer ce genre de commerce, c'est un choix. Après faut pas venir pleurer quand ils auront disparu.
Faire le choix d'aller chez eux quand c'est ouvert (6 jours par semaine, je pense que si l'on peut on peut trouver le temps, et puis en terme de rapport humains, c'est peut-être plus sympas aussi), c'est aussi faire le choix de maintenir une vie en centre ville.
Viking_14 a écrit : Dans le fond, c'est un raisonnement stupide, si vous n'allez pas chez eux la semaine, pourquoi iriez vous le dimanche?? ET puis commander sur amazone, c'est aussi cautionner une entreprise qui ne paye pas ces impôts en France et traite mal ses salariés. C'est un choix.
Tu peux me dire TU.
Sinon saches que je privilegie systematiquement le libraire de proximité à amazon.
J'ai goûté une mangue. En Colombie. Après une heure et demi de balade à cheval.
Viking_14 a écrit : Dans le fond, c'est un raisonnement stupide, si vous n'allez pas chez eux la semaine, pourquoi iriez vous le dimanche?? ET puis commander sur amazone, c'est aussi cautionner une entreprise qui ne paye pas ces impôts en France et traite mal ses salariés. C'est un choix.
Tu peux me dire TU.
Sinon saches que je privilegie systematiquement le libraire de proximité à amazon.
Non, le message ne t'est pas adresser perso, mais à ceux que vont sur amazone. Si Tu fais parti des gens qui font le choix d'aller chez son disquaire et son libraire, et bien, pour moi, t'as démarche est cohérente, et j'ai même envie de te dire que ton simple choix de consommateur est un choix politique bien plus important que de tenir des grands discours. la politique, c'est aussi (et j'ai envie de dire surtout), au quotidien, dans ses choix.
Je voulais juste rappeler que derrière un disquaire ou un libraire, il y a des hommes te des femmes qui ont le droit comme tout le monde d'avoir une vie.
Je pense que tout le monde l'a à l'esprit, mais tu as tendance à t'égosiller sur le même refrain depuis 3 posts, t'arrives pas aborder les choses en considerant que justement l'aspect humain est lié à une urgence économique qui necessite des initiatives.
J'ai goûté une mangue. En Colombie. Après une heure et demi de balade à cheval.
Isaac a écrit :justement l'aspect humain est lié à une urgence économique qui necessite des initiatives.
Viking a une nouvelle fois mis le doigt sur ce qui fâche et qui est pourtant essentiel.
Après avoir prouvé à mille reprises pour qui ces réformes étaient pilotées, et le vent magistral déployé autour pour étendre le rideau de fumée, on pouvait espérer ne pas lire ce genre de choses.
Surtout de la part de gens qui se prétendent de gauche.
Nous sommes désormais exactement dans ça :
Le travail qui tend à se généraliser le dimanche. Des bus à la place de trains... Putain mais ce n'est pas de la réforme économique, c'est la régression pure et simple !
L'économie ne se change pas à coup de "coups médiatiques" comme celui-ci pour laisser croire qu'on avance.
Je suis indépendant, je travaille le dimanche, je travaille tout le temps en fait. J'ai voulu ça. Le combat libéral (et non néo-libéral) c'est mon combat. Là c'est pas ça, c'est un gigantesque mensonge.
Vivre dans ce grand marché sans limites, et bien c'est une galère. Je suis armé jusqu'aux yeux pour me battre, et pourtant tout demeure extrêmement compliqué. C'est le jeu. Connaissez-le jusqu'au bout.
Vivre sans savoir ce que tu auras le mois suivant (sans parachute, ni doré ni autre), subir des agressions permanente de boîtes nuisibles, de neuneus qui te prennent pour Crésus, de clients qui jouent sur leur poids pour te presser comme un citron, qui jouent sur le coût de la main d'oeuvre 4 fois inférieur au Sénégal ou à Madagascar (pays qui ont des gens remarquables et qui maîtrisent très biennotre langue), etc,.
C'est un jeu sans fin où le moins disant triomphera toujours logiquement. Donc on fait quoi ? On affaisse l'ensemble.
Ce qui me fascine aussi c'est qu'on n'entend parler dans les médias que du MEDEF pour représenter les "patrons" et les intérêts "libéraux". Or cet organe ne représente surout les intérêts à long terme que des "grands patrons", des grands groupes, du "macro". Dont le bras intégré au gouvernement est Macron, c'est bon, vous suivez.
Un patron indépendant qui n'a pas même d'employé, une PME, ont des problématiques de survie face, justement, à ces "mastodontes". Mais il est assimilé, amalgamé à ces intérêts-là. Or ils sont aujourd'hui fortement antagonistes, les intérêts. Philosophiquement à 100% et économiquement sous de très nombreux aspects. Et ce sont les GROS qui vont apporter les solutions ? Depuis quand a-t-on vu des pyromanes pompiers ? Des bourreaux gardes d'enfants ? On a pas de loi anti-trust comme aux États-Unis. Et même elle se contourne. Le capitalisme aujourd'hui c'est le communisme des 1% et l'esclavagisme des 99.
Le combat des 1% contre les 99% il est aussi entrepreneurial. La somme des petites entreprises de France doit demeurer supérieure à la somme de 10 groupes géants français.
Le mouvement est totalement anachronique. Alors que la révolution d'Internet et de la mobilité a rendu possible l'éclosion de nombreuses activités en armant et en libérant les inerties "personnelles", "individuelles", on monte des usines à gaz pour pourrir la vie des "petits" qui sont demain. Une nouvelle fois toute une frange nauséabonde de Français baisse son froc face aux plus forts, et détruit la possibilité pour ses enfants de construire quelque chose à eux.
Et maintenant on va quasiment nous expliquer que c'est de la lutte sociale !
L'Allemagne est puissante grâce à ses indépendants, PME, un tissu qui est plus que la somme de ses individualités. Ce n'est pas en faisant toute la politique du CAC 40 qu'on va soigner structurellement la France. Qu'on va donner envie d'entreprendre à ceux qui partent de rien. Il faut avoir beaucoup pour réussir dans ce monde économique.
Le résultat ? Confirmation de ceux en place, gonflement permanent de ce qui est déjà gros. Ceux qui veulent percer, innover ?
Dans le cul, Lulu.
Et ce n'est pas du néo-poujadisme. C'est du pur bon sens, tout simplement.
Je comprends pas cette façon systématique que tu as de prendre cette posture mi-inquisitrice mi-victimaire (ton passage sur Landry travaille le dimanche qu'est-ce que ça vient foutre là ?? ). C'est quand même dingue.
On a d'un côté quelque chose de factuel, à savoir la déliquescence d'une activité professionnelle.
Ce à quoi, toi et Viking14 répondaient "Ouai c'est scandaleux, elle est belle la France je l'avais dit, ils sont beaux les bobos, c'est la mort du petit commerce et des petites gens".
S'il serait naïf de nier que la gauche de Macron profite de l'aubaine pour avancer ses pions, il n'en reste pas moins que donner la possibilité aux libraires de bosser le dimanche (non-obligation) peut permettre de parer dans une mesure incertaine mais potentielle à la concurrence d'internet.
Ce à quoi, toi et Viking14 répondaient "Ouai c'est scandaleux, elle est belle la France je l'avais dit, ils sont beaux les bobos, c'est la mort du petit commerce et des petites gens" (vient alors le grand passage de théorie, pardon de LEçON économiquenculage de mouche).
Ben OK, dans ce cas proposez des solutions, des alternatives, qui permettraient de les sauver sans baisser son froc face aux plus forts, et détruit la possibilité pour ses enfants de construire quelque chose à eux.
J'attends, j'écoute. C'était même à la base, ma démarche en postant le lien ici.
Etonnamment aucun de vous n'a rebondi sur l'aspect que j'ai pointé comme étant intéressant, à savoir le rôle repensé du libraire, l'objectif d'un (ré)investissement de lieux de culture le dimanche. Vous savez la culture, le truc que le gouvernement est en train de démembrer ? (z'avez vu c'est sympa le cynisme condescendant hein )
Modifié en dernier par Isaac le 07 mai 2015 10:45, modifié 3 fois.
J'ai goûté une mangue. En Colombie. Après une heure et demi de balade à cheval.