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Posté : 05 oct. 2010 09:27
par Marie
Karibou a écrit :Il y a un mot pour ceux dont les parents sont décédés c'est orphelin mais il y a t'il un mot pour ceux dont les enfants sont morts ?
A ma connaissance non, d'ailleurs les associations de parents concernés par la perte d'un enfant utilisent "à tort" l'expression de "parents orphelins".

Posté : 05 oct. 2010 09:28
par Karibou
C'est bizarre de constater un manque dans la langue, t'en connais d'autres des comme ça ?

Posté : 05 oct. 2010 09:31
par Marie
Je me souviens m'être déjà fait la réflexion, pour des mots qui malheureusement ne me reviennent pas à l'esprit. Ça doit exister donc, même si en la matière, le français et son lot d'académiciens et de linguistes pallient régulièrement à ces absences, et n'est pas si mal loti.

Peut-être que le mot que tu cherches existe, d'ailleurs, j'ai potassé les quelques dicos dont je me sers pour le boulot mais je ne prétends pas avoir étudié la question à fond...

Edit : j'ai regardé en anglais aussi, et là encore il me semble qu'il n'existe pas de mot.

Posté : 05 oct. 2010 09:33
par François de Malherbe
Karibou a écrit :Il y a un mot pour ceux dont les parents sont décédés c'est orphelin mais il y a t'il un mot pour ceux dont les enfants sont morts ?
Excellente question. A ma connaissance non.
Par exemple, au lendemain de la Première Guerre mondiale, les sociétés ont été confrontées au deuil de masse (la France a créé à cette occasion le statut de "pupille de la nation"). Un nouveau terme avait même vu le jour : celui de "veuves blanches" pour désigner les femmes qui avaient perdu leur fiancé à la guerre. Mais l'ampleur du deuil a laissé la langue impuissante pour désigner l'ensemble des personnes concernées. En fait, tout le monde a été confronté à la perte douloureuse d'un être cher, fauché dans la tourmente : les femmes, les enfants, les fiancées, donc, mais aussi, les parents, frères, oncles, neveux, cousins, amis…
La douleur est parfois plus dure à surmonter lorsque l'on n'est justement pas désigné par un "statut". Or, les psychiatres contemporains ont insisté sur l'incommensurable douleur de parents perdant des enfants à l'âge adulte (je ne dis pas que la perte d'enfants en bas âge n'est pas terrible, entendons-nous bien), mais l'inversion "logique" de l'âge de décès à ce moment de la vie semble plus traumatisant (on connaît à peu près tous des potes, des voisins ou de vagues connaissances qui se sont tués sur la route et qui ont laissé des parents éplorés à jamais). D'ailleurs, la sémantique des "monuments aux morts" érigés dans tous les villages de France et de Navarre reprend très souvent l'expression "Aux enfants de...", "A nos enfants...", pour décrire le sacrifice de cette génération perdue, pour laquelle on a créé un rituel commémoratif autour d’un lieu précis : le monument aux morts, et d’une date symbolique : le 11 novembre.

Posté : 05 oct. 2010 09:36
par Marie
L'association Orphendenf a d'ailleurs, entre autre objectif, celui:

"de faire reconnaître l’existence et la validité du terme “orphedenfant” auprès des plus hautes autorités françaises, à savoir l’Etat français, en l’insérant dans le dictionnaire."

Ce qui semble donc confirmer l'absence de mot pour les qualifier.

Posté : 05 oct. 2010 09:36
par Vltra
Il semblerait que ça marche aussi pour les parents "privés d'enfant".
Du grec ορφανός "privé de père ou de mère" par ext. "privé de".

Posté : 05 oct. 2010 09:37
par Diogene
Réflexion comptoir : doit pas y avoir là dessous un truc que pourraient expliquer les linguistes genre, ce qui relève de l'indicible demeure donc innommable?

Posté : 05 oct. 2010 09:39
par Vltra
Diogene a écrit :Réflexion comptoir : doit pas y avoir là dessous un truc que pourraient expliquer les linguistes genre, ce qui relève de l'indicible demeure donc innommable?
Le Havre.

T'en fais quoi ?

Posté : 05 oct. 2010 09:41
par François de Malherbe
Diogene a écrit :Réflexion comptoir : doit pas y avoir là dessous un truc que pourraient expliquer les linguistes genre, ce qui relève de l'indicible demeure donc innommable?
C'est pas si con. Ou alors, on essaie de trouver des mots qui sont en fait des euphémismes, ex : pédophile (littéralement, "celui qui aime les enfants". Tu m'étonnes !)

Bien vu l'Vltra. C'est imparable.

Posté : 05 oct. 2010 09:46
par Karibou
Tiens d'ailleurs j'ai trouvé la version havraise de KDK, c'est un rappeur musulman.

http://www.youtube.com/watch?v=nNQqPzMEn1k" onclick="window.open(this.href);return false;

Posté : 05 oct. 2010 09:55
par Marie
Ouais l'Ul, d'ailleurs les parents ayant vécu un tel drame n'hésitent pas à parler de "parents orphelins", mais visiblement ça constituerait quand même, d'après les puristes, une erreur de langage.

Le petit "par ext." ne mange pas de pain cela dit, mais c'est un peu du "fait à l'arrache".

PS : message perso, t'as mis en page une jolie prés' pour un truc les ordis portbles Samsung et sensé faire le "buzz"?

Posté : 05 oct. 2010 09:56
par Vltra
Karibou a écrit :Tiens d'ailleurs j'ai trouvé la version havraise de KDK, c'est un rappeur musulman.

http://www.youtube.com/watch?v=nNQqPzMEn1k" onclick="window.open(this.href);return false;
Heulà, l'bordel des revendications !

Posté : 05 oct. 2010 09:57
par Karibou
En tout cas j'irai pas lui dire en face.

Posté : 05 oct. 2010 10:01
par Vltra
Marie a écrit :Le petit "par ext." ne mange pas de pain cela dit, mais c'est un peu du "fait à l'arrache".
Ué c'est pas faux.
PS : message perso, t'as mis en page une jolie prés' pour un truc les ordis portbles Samsung et sensé faire le "buzz"?
On a pas eu l'temps de défendre le truc. En somme, on s'est fait iéch pour rien…

Posté : 05 oct. 2010 10:02
par Marie
Quoi???

Comment ça? ça n'a pas été présenté?

Mouarf, pas trop grave de s'être fait suer pour rien, l'essentiel étant de se faire payer pour rien...mais quand même !