Jolsen a écrit :Un jour sur le parcours de la vie, j'ai rencontré une famille de sans papier.
Un mec cultivé qui s'était endetté pour faire venir à ses côtés son père (qui était poursuivi pour son engagement politique dans son pays) sa femme et ses 2 enfants, qui "crevaient" la dalle et vivaient dans l'insécurité totale.
Si tu disposes d'un peu d'empathie, tu ferais quoi à sa place ?
Le problème est que les électeurs frontistes sont nourris aux reportages de la TNT qui te montrent les abus des profiteurs du système (français ou non d'ailleurs) mais quelle est réellement leur proportion ?
Le droit d'asile existe et je ne le remets pas en cause.
Cela étant, il doit être limité comme il l'a toujours été .
Simply the Best a écrit :Les arguments que tu avances sont aussi à prendre en compte dans leur vote.
Cela étant, la peur de perdre son "'identité" à cause d'une immigration massive a toujours été historiquement le moteur du vote FN.
Historiquement, on est bien d'accord pour dire que c'est un parti antisémite, xénophobe, à valeurs non républicaines. Aujourd'hui, il est essentiellement islamophobe. J'ai longtemps tenu un discours sans concessions sur les électeurs FN, c'est à l'évidence un mauvais paradigme.
Actuellement, le moteur, comme tu dis, est visiblement tout autre que la seule peur (fantasmée par la lucarne médiatique) d'une perte de l'identité face à l'invasion migratoire. Sociologiquement, la poussée s'effectue dans les milieux populaires et sous-diplômés. La peur du déclassement est ce qui me semble le plus prégnant chez les électeurs frontistes (j'en croise pas mal dans le rural sud-manchois, où ils sont plus nombreux proportionnellement que dans les centre-villes de Rennes, Caen ou St-Malo).
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
graham a écrit :Si les Etats-Unis n'étaient pas intervenus en Irak, nous n'aurions pas eu Al Qaïda
Al Qaida a été fondé en 1987.
Et sinon, tu dois quand même savoir que les Occidentaux n'interviennent pas réellement pour imposer un ordre ou des valeurs, mais plutôt pour des histoires de gros sous, hein.
Euh et les Américains ils viennent d'où ? Ils sont tous originaires de leur continent sans doute, tiens toi le Percheron n'as-tu pas des aïeux émigrés aux States ?
Simply the Best a écrit :Les arguments que tu avances sont aussi à prendre en compte dans leur vote.
Cela étant, la peur de perdre son "'identité" à cause d'une immigration massive a toujours été historiquement le moteur du vote FN.
Historiquement, on est bien d'accord pour dire que c'est un parti antisémite, xénophobe, à valeurs non républicaines. Aujourd'hui, il est essentiellement islamophobe. J'ai longtemps tenu un discours sans concessions sur les électeurs FN, c'est à l'évidence un mauvais paradigme.
Actuellement, le moteur, comme tu dis, est visiblement tout autre que la seule peur (fantasmée par la lucarne médiatique) d'une perte de l'identité face à l'invasion migratoire. Sociologiquement, la poussée s'effectue dans les milieux populaires et sous-diplômés. La peur du déclassement est ce qui me semble le plus prégnant chez les électeurs frontistes (j'en croise pas mal dans le rural sud-manchois, où ils sont plus nombreux proportionnellement que dans les centre-villes de Rennes, Caen ou St-Malo).
Je pense effectivement qu'il faudrait qu'on se penche sérieusement sur les motivations du vote FN, plutôt que de se retrancher derrière des clichés.
Et de même, la stratégie de "récupération" des électeurs attirés par des partis extrémistes doit être un peu réfléchie, en sortant de l'équation inefficace "FN = fachos racistes".
C'est important à mon sens que les partis républicains montrent qu'ils ont pris en compte les motivations réelles des électeurs du FN, qu'ils les ont clairement entendus... et que les réponses apportées par le FN à ces problèmes ne sont pas acceptables !
Simply the Best a écrit :Les arguments que tu avances sont aussi à prendre en compte dans leur vote.
Cela étant, la peur de perdre son "'identité" à cause d'une immigration massive a toujours été historiquement le moteur du vote FN.
Historiquement, on est bien d'accord pour dire que c'est un parti antisémite, xénophobe, à valeurs non républicaines. Aujourd'hui, il est essentiellement islamophobe. J'ai longtemps tenu un discours sans concessions sur les électeurs FN, c'est à l'évidence un mauvais paradigme.
Actuellement, le moteur, comme tu dis, est visiblement tout autre que la seule peur (fantasmée par la lucarne médiatique) d'une perte de l'identité face à l'invasion migratoire. Sociologiquement, la poussée s'effectue dans les milieux populaires et sous-diplômés. La peur du déclassement est ce qui me semble le plus prégnant chez les électeurs frontistes (j'en croise pas mal dans le rural sud-manchois, où ils sont plus nombreux proportionnellement que dans les centre-villes de Rennes, Caen ou St-Malo).
Je pense effectivement qu'il faudrait qu'on se penche sérieusement sur les motivations du vote FN, plutôt que de se retrancher derrière des clichés.
Et de même, la stratégie de "récupération" des électeurs attirés par des partis extrémistes doit être un peu réfléchie, en sortant de l'équation inefficace "FN = fachos racistes".
C'est important à mon sens que les partis républicains montrent qu'ils ont pris en compte les motivations réelles des électeurs du FN, qu'ils les ont clairement entendus... et que les réponses apportées par le FN à ces problèmes ne sont pas acceptables !
Entendu ce midi sur Inter : Thomas Guénolé, qu'on aperçoit chez Taddei de temps en temps, politologue de professions, qui formulait une théorie intéressante sur le fait que le FN ne monte pas en nombre d'électeurs mais juste en proportion. Les électeurs FN se seraient mobilisés à hauteur de 70% sur les dernières élections, face à l'abstention (lui parle de "grève du vote") des votants pour les autres partis. En résulte une proportion des suffrages exprimés qui augmentent mais de réelle poussée du FN ces dernières années.
Sa conclusion est que la plupart des votants pour le FN aujourd'hui sont les mêmes qu'avant et qu'ils le font par adhésion aux idées du parti. Il ne sert donc à rien d'aller les chercher toujours plus à droite ; il faut plutôt se focaliser sur ceux qui ont renoncé à voter par dégoût de la politique, ce que je partage même si j'ai quand même du mal à avaler que le FN ne monte pas. Et pour commencer (là c'est moi, pas Guénolé), si la gauche faisait son boulot au lieu du lit du Medef, les classes populaires voteraient ou n'iraient pas se perdre à l'extrême droite.
Sans Pellegrino
"Southampton : Pellegrino limogé." (lequipe.fr)
Vous avez pu lire l'article de Mauduit dans Mediapart sur l'usurpation du titre de docteur de Cambadelis ? Il explique que c'est grâce à la complaisance de la fac du Mans que Camba a pu exposer un DEA pour s'inscrire en thèse au milieu des années 80
Du coup ça m'a rappelé le discours du directeur UFR d'Histoire de Caen lors de la rentrée 1996, expliquant que si on voulait notre DEuG fallait aller au Mans où là c'est un droit syndical. Aurait il eu vent des pratiques du pays de la rillette ?
La réponse (molle) de Cambadélis, via communiqué de presse :
Il y a près de quarante ans, étudiant en licence, j’ai obtenu une dérogation de l’Université Paris VII-Jussieu – signée par le Président de l’Université de l’époque Jean-Jacques Foll – pour m’inscrire en maîtrise, c’était légal et usuel, dans le cadre d’une inscription sur compétences acquises. J’ai obtenu ma maîtrise puis j’ai passé mon doctorat de 3ème cycle.
Quant au livre « Pour une nouvelle stratégie démocratique » il fut bien écrit il y a trente ans à plusieurs mains, même si j’en suis l’auteur principal. Pierre Dardot n’a pas voulu le signer estimant à l’époque que « ce livre m’appartenait ».
Laurent Mauduit n’ignorait rien de cet épisode : A l’UNEF, la MNEF et l’OCI (organisation trotskyste) il a toujours fait partie de mon parcours. Mais voilà ! Depuis notre sortie de l’OCI en 1985, il instruit mon procès car je suis entré au Parti socialiste qui n’est plus pour lui un parti de gauche.
Ces vengeances et mesquineries d’un autre temps, relayées par la droite dure dans « Valeurs actuelles » ne me détourneront pas du combat qui est le mien : Reformuler le Parti Socialiste et agir avec lui pour le redressement du pays.
Un point m'alerte particulièrement : il ne suffit pas d'avoir une maîtrise pour s'inscrire en doctorat ... il fallait un DEA (de 1975 à 2005). Cet oubli, cette méconnaissance, est une forme d'aveu. Ou comment fouler aux pieds les diplômes républicains ...
Ya Basta !
être obligé d'aller chercher la jouissance légale ou pas d'un diplôme d'un élu montre le niveau de merditude de la presse
le bashing a des limites
j'ai souvent l'impression que la presse, au lieu de faire son travail, cherche plutôt le buzz ou a régler ses comptes