Re: HS : Littérature
Posté : 30 nov. 2011 18:06
putain mais va te faire enculer sale gratte-miettes.
Forum des supporters du Stade Malherbe Caen
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Ca m'intéresse ça. Tu avais vu la série ? Si oui ce n'était pas gênant ?L'Richos a écrit :Du barbare-rigolo X 2 et du Penecanos-en-mieux.
Deadwood, de Pete Dexter ; western XIXème décrivant les fondements (de cuve) de la société américaine moderne ; 600p.
Le livre ayant inspiré la série éponyme. Où l'on suit l'arrivée, l'installation et la fin d'un couple de voyageurs, l'un légendaire et redouté, l'autre spécialiste des business foireux. Ou comment démontrer qu'une légende, dans ce pays, ne se fonde parfois pas sur la réalité. Mais où la notoriété ouvres moult portes sans avoir à les forcer, et souvent sans le vouloir. Deadwood est un bled où la folie guette chaque humain, même (surtout) les plus respectables, où l'assassinat est nettement moins grave que l'adultère (d'une femme, bien sûr) ou le vol à l'étalage pour bouffer. Bref, une vision exacerbée (si peu) de la société américaine telle que certains peuvent la vivre au quotidien aujourd'hui, avec une justice américaine, surtout quand des aspects raciaux s'en mêlent. Il y a beaucoup d'humour, du burleque et de l'excès. Il y a aussi une galerie de personnages avoureux, telle Wild Bill, Charley (le narrateur), Calamity Jane, Boone May, les putes, entremetteurs, prédicateurs et autres notables. Une tranche de vie qui semble très réaliste (du type The wire version western).
Peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais une oeuvre majeur. Je relirai Pete Dexter. Très vite, sans doute.
(lire le commentaire sous Amazon de Gilles Dumay qui, par ailleurs, est l'éditeur de Lunes d'encre une collection de Gallimard : son commentaire est totalement en phase avec mon ressenti).
Eh bah qu'est-ce que t'attends pour la mater ? Bon p'tet que tu seras déçu par rapport au bouquin, mais c'est du HBO, c'est vraiment bon.L'Richos a écrit :Non, je n'ai pas vu la série. Le résumé d'icelle me semble coller au bouquin. Après Pete Dexter est vraiment un bon écrivain, donc à voir.
Après, c'est un véritable roman noir dans son traitement, l'humour en plus. ça doit donner autre chose qu'une série télé, même excellente.
Cette histoire d'une ville ensevelie et d'un homme dont la fuite et la défaite sont devenues la seule patrie, fut-elle simplement vécue ou bien rêvée par un poète assoiffé de rêves cruels ? A travers des terrains vagues, des bourgades incendiées, des prisons et des vieux moulins remplis d'une chair impatiente, à travers des plaines et des montagnes situées aux confins du monde, quelque part dans une Ukraine de légende, Piotr Rawicz parvient à reconstituer, dans un rythme sauvage, l'univers hallucinant de la persécution nazie, à dépeindre le mécanisme de l'extermination d'un peuple. L'amour inflexible qui habite une petite fille phtisique se révélant plus puissant que la torture; les suicidés qui, dans l'autre monde, entrent d'office dans un club aristocratique ; les dernières pensées d'un ange ou d'un cafard lorsqu'il voit une botte géante prête à s'abattre sur sa mince carapace ; ... voilà quelques uns des paysages humains ou extra humains qui, imprégnés d'humour noir, surgissent de ce livre extraordinaire. Malgré ou peut-être à cause de sa charge métaphysique, il se lit d'un bout à l'autre comme un roman policier, et le lecteur fasciné et abasourdi ne parvient pas à reprendre haleine. Toute une littérature de témoignages, de documents et de chroniques a cherché à évoquer le monde des ghettos, des camps et des chambres à gaz. Quelle qu'en soit la valeur, sa portée reste limitée, justement à cause de son caractère historique. Le roman de Piotr Rawicz s'inscrit dans un genre différent : s'inspirant d'une réalité située au bord de l'humain et du concevable, il la dépasse pour la recréer dans sa vérité uniquement intemporelle et universelle, celle de la poésie. Ce roman insolite est ainsi une tentative téméraire en vue de traduire dans le langage de la poésie une réalité qui autrement demeure incommunicable.
Les temps parallèles, c'est bien. Eviter par contre Les déserteurs temporels, moins bon, je trouve.Karibou a écrit :Je me suis commandé Les temps parallèles de Robert Silverberg.
Il s'agit d'un bouquin de Sf ou les gens pratiquent du tourisme temporel, le concept me botte bien.
Dans un autre registre Le sang du ciel de Piotr Rawicz.
Un truc qui promet dru si l'on en croit le descriptif éditeur
Cette histoire d'une ville ensevelie et d'un homme dont la fuite et la défaite sont devenues la seule patrie, fut-elle simplement vécue ou bien rêvée par un poète assoiffé de rêves cruels ? A travers des terrains vagues, des bourgades incendiées, des prisons et des vieux moulins remplis d'une chair impatiente, à travers des plaines et des montagnes situées aux confins du monde, quelque part dans une Ukraine de légende, Piotr Rawicz parvient à reconstituer, dans un rythme sauvage, l'univers hallucinant de la persécution nazie, à dépeindre le mécanisme de l'extermination d'un peuple. L'amour inflexible qui habite une petite fille phtisique se révélant plus puissant que la torture; les suicidés qui, dans l'autre monde, entrent d'office dans un club aristocratique ; les dernières pensées d'un ange ou d'un cafard lorsqu'il voit une botte géante prête à s'abattre sur sa mince carapace ; ... voilà quelques uns des paysages humains ou extra humains qui, imprégnés d'humour noir, surgissent de ce livre extraordinaire. Malgré ou peut-être à cause de sa charge métaphysique, il se lit d'un bout à l'autre comme un roman policier, et le lecteur fasciné et abasourdi ne parvient pas à reprendre haleine. Toute une littérature de témoignages, de documents et de chroniques a cherché à évoquer le monde des ghettos, des camps et des chambres à gaz. Quelle qu'en soit la valeur, sa portée reste limitée, justement à cause de son caractère historique. Le roman de Piotr Rawicz s'inscrit dans un genre différent : s'inspirant d'une réalité située au bord de l'humain et du concevable, il la dépasse pour la recréer dans sa vérité uniquement intemporelle et universelle, celle de la poésie. Ce roman insolite est ainsi une tentative téméraire en vue de traduire dans le langage de la poésie une réalité qui autrement demeure incommunicable.
loooolLe lire à haute voix m'aide à mieux l'appréhender.