Le Kikapinçà ?
N'y allez pas, cette œuvre est une vaste contrefaçon.Tenou a écrit :Ouep, Lucian. Le petit-fils de Sigmund.le retour de le Natza a écrit :Freud?
Y a une expo temporaire au Centre Pompidou qui a commencé mercredi dernier.
Pour l'académisme revisité, préférer Spencer
Pour le labeur et l'abnégation, sélectionner tous les peintres académiques
Pour la provocation, s'amuser avec Courbet
Pour l'engagement idéologique, choisir Georges Grosz
Pour la mutilation, les pulsions revenir vers Bacon
Pour le culte personnel, rappeler Frida Khalo en renfort
Pour l'obscénité, se souvenir de Schiele
etc…
Alors Baliballon, quelle est votre analyse ?
- le retour de le Natza
- Messages : 7811
- Enregistré le : 26 nov. 2005 00:43
Il ne s'agit pas de discourir sur l'Académisme. Mais alors pas du tout ! Mais bel et bien de prouver que Lucian Freud (dont le patronyme n'est ni plus ni moins qu'une marque déposée) est un commerçant malfaisant, qui singe ses modèles avec talent et beaucoup de réussite. Académisme renouvelé, torsions des corps, indécence des modèles, rusticité du peintre, etc… Il ne perpétue pas la tradition mais dépouille ses modèles sans vergogne.
Alors Baliballon, quelle est votre analyse ?
- le retour de le Natza
- Messages : 7811
- Enregistré le : 26 nov. 2005 00:43
Je ne voulais pas spécialement discourir d'académisme, ni même défendre Lucian, qui avant d'être un faussaire n'était déjà pas très palpitant. Je faisais une sortie enflammée de poète maudit pour asséner que tout ce que tu citais, subversion, mutilation, engagement etc...se retrouvaient dans Nattier et Canaletto.
C'est discutable certainement, mais disons qu'aujourd'hui, je me poilerais à défendre ce point de vue bec & ongles, ça sera mon hobby.
C'est discutable certainement, mais disons qu'aujourd'hui, je me poilerais à défendre ce point de vue bec & ongles, ça sera mon hobby.
Sous l’Iris, sous la peau
Sous les ongles et dans l’étau
Sous les ongles et dans l’étau
le retour de le Natza a écrit :Je ne voulais pas spécialement discourir d'académisme, ni même défendre Lucian, qui avant d'être un faussaire n'était déjà pas très palpitant. Je faisais une sortie enflammée de poète maudit pour asséner que tout ce que tu citais, subversion, mutilation, engagement etc...se retrouvaient dans Nattier et Canaletto.
En effet, j'avais mal perçu la contradiction.
Car la plastique de l'œuvre est justement académique.
Mais désormais ton devoir sera de défendre Lucien, cela va d'soit.
Alors Baliballon, quelle est votre analyse ?
- le retour de le Natza
- Messages : 7811
- Enregistré le : 26 nov. 2005 00:43
Certes, mais le détournement insidieux de l'académisme total est chez les deux que j'ai cité assez subversif.
Quant à défendre Lucien, je louerai son génie de peindre tant de violence sans mettre de rouge, de donner une confortable sérénité au spectateur (malgré la violence) sans utiliser de bleu, tout en réussissant le tour de force de laisser beaucoup de place à l'esprit du public dans chacune de ses œuvres d'une sérénité violente sans employer de vert.
Je suis encore certain qu'il parvient à ça, et je le souhaite sincèrement, avec des grands formats.
Qu'on ne vienne pas me dire que j'ai tort
Quant à défendre Lucien, je louerai son génie de peindre tant de violence sans mettre de rouge, de donner une confortable sérénité au spectateur (malgré la violence) sans utiliser de bleu, tout en réussissant le tour de force de laisser beaucoup de place à l'esprit du public dans chacune de ses œuvres d'une sérénité violente sans employer de vert.
Je suis encore certain qu'il parvient à ça, et je le souhaite sincèrement, avec des grands formats.
Qu'on ne vienne pas me dire que j'ai tort
Sous l’Iris, sous la peau
Sous les ongles et dans l’étau
Sous les ongles et dans l’étau
- le retour de le Natza
- Messages : 7811
- Enregistré le : 26 nov. 2005 00:43
Mais c'est ça qui est beau...en quelques décennies il est parvenu à insuffler révolte et subversion dans l'esprit de la majorité des gens, désormais assoiffés de bouleversements radicaux, sociaux ou formels encore plus fort. Il a également réussi à corrompre l'esprit humain tout en créant de la valeur ajoutée, en répartissant les fruits de son labeur avec les plus éclairés de ses protecteurs.Vltra a écrit :Sauf que, son iconographie ne choque plus personne et son discours n'intéresse que les vendeurs et les spéculateurs.
Sous l’Iris, sous la peau
Sous les ongles et dans l’étau
Sous les ongles et dans l’étau
- François de Malherbe
- Messages : 32424
- Enregistré le : 10 janv. 2006 19:13
- Localisation : La Commune.
L'escroquerie, c'est un truc de famille.Vltra a écrit :N'y allez pas, cette œuvre est une vaste contrefaçon.Tenou a écrit :Ouep, Lucian. Le petit-fils de Sigmund.le retour de le Natza a écrit :Freud?
Y a une expo temporaire au Centre Pompidou qui a commencé mercredi dernier.
FdM, élevé à L'Anti-Oedipe.
Deleuze-Guattari power !
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
Pfff, tout ça relève d'un onanisme intellectuel évident tant le seul artiste contemporain qui vaille quelque chose est clairement identifié :

Quand t'as vu ça, tu ne te pose plus de question sur Freud, Nattier ou Coysevox. Tu admires et pis c'est tout. Et qu'on arrête de se demander où sont les pals.

Quand t'as vu ça, tu ne te pose plus de question sur Freud, Nattier ou Coysevox. Tu admires et pis c'est tout. Et qu'on arrête de se demander où sont les pals.
C'est pas inintéressant, en fait.
C'est du postmoderne à la Erro ?
C'est du postmoderne à la Erro ?
Le postmodernisme est-il une ère nouvelle lié au développement du capitalisme postindustriel ou un aspect qui a toujours existé ? On peut en effet constater que de nombreuses caractéristiques de l'esthétique postmoderne se retrouvent dans des œuvres du passé, en particulier « l'ironie du double exact »[10], ou le retour à un emploi décalé des figures du classique et du baroque, une sorte d'esthétique du mauvais goût qui permet de resaisir sans lyrisme des valeurs esthétiques démodées.
Modifié en dernier par Vltra le 16 mars 2010 17:04, modifié 1 fois.
Alors Baliballon, quelle est votre analyse ?