Nan pas du tout. Je sais bien que tu ne partage pas le contenu du copié collé, je me demandais, avec certes une certains véhémence, s'il était opportun de diffuser avant d'en savoir plus, ce discours sans nom, que chacun ici juge néfaste.
Abidbol a écrit :Nan pas du tout. Je sais bien que tu ne partage pas le contenu du copié collé, je me demandais, avec certes une certains véhémence, s'il était opportun de diffuser avant d'en savoir plus, ce discours sans nom, que chacun ici juge néfaste.
A prendre avec des pincettes, mais ça contrebalance avec ce qu'on a pu lire jusque là...
Après avoir recueilli le témoignage de son meilleur ami, présent avec lui lors des évènements de jeudi, le Journal du Dimanche a publié aujourd’hui un article sur le jeune homme dont les informations ont un double mérite: d’abord, c’est le premier article, au cours des trois jours qui viennent de s’écouler, dans lequel nous apprenons quelques éléments sur Julien Quemener. Le second mérite de cet article, c’est que les informations qu’il contient tranchent singulièrement avec la dépersonnalisation froide le réduisant à un agresseur qu’un policier avait toutes les raisons d’abattre. Avec cet article du JDD, Julien Quemener retrouve, au propre comme au figuré, un visage humain.
Alors, qui est vraiment Julien Quemener? Le Journal Du Dimanche nous apprend que c’était un jeune de banlieue, de Savigny le Temple (Essone), que ses amis ne reconnaissent pas dans la version officielle et bien pensante. “Fou de foot” mais “super gentil” et “serviable” pour des gens qui le connaissaient depuis sa tendre enfance. Un jeune homme qui ne s’interessait pas à la politique, qui n’était pas inscrit sur les listes électorales. Le premier ami prévenu de son décès est un jeune Antillais, qui sera présent à ses obsèques. Julien, selon les amis, pouvait proférer des insultes, mais ses amis témoignent qu’elles ne furent jamais à caractère raciste. Son meilleur ami, présent à ses côtés lors des matchs, témoigne de ne jamais avoir vu Julien se battre contre d’autres supporters
aZuW a écrit :A prendre avec des pincettes, mais ça contrebalance avec ce qu'on a pu lire jusque là...
Après avoir recueilli le témoignage de son meilleur ami, présent avec lui lors des évènements de jeudi, le Journal du Dimanche a publié aujourd’hui un article sur le jeune homme dont les informations ont un double mérite: d’abord, c’est le premier article, au cours des trois jours qui viennent de s’écouler, dans lequel nous apprenons quelques éléments sur Julien Quemener. Le second mérite de cet article, c’est que les informations qu’il contient tranchent singulièrement avec la dépersonnalisation froide le réduisant à un agresseur qu’un policier avait toutes les raisons d’abattre. Avec cet article du JDD, Julien Quemener retrouve, au propre comme au figuré, un visage humain.
Alors, qui est vraiment Julien Quemener? Le Journal Du Dimanche nous apprend que c’était un jeune de banlieue, de Savigny le Temple (Essone), que ses amis ne reconnaissent pas dans la version officielle et bien pensante. “Fou de foot” mais “super gentil” et “serviable” pour des gens qui le connaissaient depuis sa tendre enfance. Un jeune homme qui ne s’interessait pas à la politique, qui n’était pas inscrit sur les listes électorales. Le premier ami prévenu de son décès est un jeune Antillais, qui sera présent à ses obsèques. Julien, selon les amis, pouvait proférer des insultes, mais ses amis témoignent qu’elles ne furent jamais à caractère raciste. Son meilleur ami, présent à ses côtés lors des matchs, témoigne de ne jamais avoir vu Julien se battre contre d’autres supporters
> Bref, il était à 5 mètres du policier surement par hasard encadré de gars puant la haine mais dont il ne partage pas les idées.
aZuW a écrit :A prendre avec des pincettes, mais ça contrebalance avec ce qu'on a pu lire jusque là...
Après avoir recueilli le témoignage de son meilleur ami, présent avec lui lors des évènements de jeudi, le Journal du Dimanche a publié aujourd’hui un article sur le jeune homme dont les informations ont un double mérite: d’abord, c’est le premier article, au cours des trois jours qui viennent de s’écouler, dans lequel nous apprenons quelques éléments sur Julien Quemener. Le second mérite de cet article, c’est que les informations qu’il contient tranchent singulièrement avec la dépersonnalisation froide le réduisant à un agresseur qu’un policier avait toutes les raisons d’abattre. Avec cet article du JDD, Julien Quemener retrouve, au propre comme au figuré, un visage humain.
Alors, qui est vraiment Julien Quemener? Le Journal Du Dimanche nous apprend que c’était un jeune de banlieue, de Savigny le Temple (Essone), que ses amis ne reconnaissent pas dans la version officielle et bien pensante. “Fou de foot” mais “super gentil” et “serviable” pour des gens qui le connaissaient depuis sa tendre enfance. Un jeune homme qui ne s’interessait pas à la politique, qui n’était pas inscrit sur les listes électorales. Le premier ami prévenu de son décès est un jeune Antillais, qui sera présent à ses obsèques. Julien, selon les amis, pouvait proférer des insultes, mais ses amis témoignent qu’elles ne furent jamais à caractère raciste. Son meilleur ami, présent à ses côtés lors des matchs, témoigne de ne jamais avoir vu Julien se battre contre d’autres supporters
Tu veux nous dire que les proches du gars mort ne pensent pas que c'était un gros con.
Aucun élément sur les évènements de jeudi soir ne sont éclairé par cette citation d'un article du Jdd que tu as trouvé ou d'ailleurs,s'il te plait?si tu ne le dis pas tu fait un peu de désinformation,non?
denboer, tu oublies de préciser à nos jeunes forumistes que pendant des mois tu as tenté de convaincre tout le monde que pinochet était un brave homme... tu avais une place d'honneur en tribune boulogne....
Une chronique sportive d'Alain-Gérard Slama, qui est souvent un intellectuel de toute beauté :
Le déchaînement de violence du Parc des Princes qui, jeudi dernier, a coûté la vie au jeune Julien Quemener a été l’occasion de remettre en cause la réputation d’un club, le Paris- SaintGermain, jugée détestable depuis longtemps. Elle a posé, une fois de plus, la question récurrente du hooliganisme, qui déborde tous les contrôles et les interdictions. Elle conduit, également, à s’interroger sur les risques propres au football, qui doit à sa popularité et à son poids financier d’être devenu un miroir des aspirations et des représentations collectives. Mais au- delà d’un club, d’un phénomène de bandes et du football, c’est sur le sport dans son ensemble qu’il faut s’interroger, sur ce que les démocraties en attendent, sur sa place dans les sociétés développées. Une enquête de l’Inserm a beaucoup frappé les esprits, il y a quatre ans, en montrant que les comportements agressifs ne sont pas apaisés par la pratique du sport. Il semblerait même que le degré de violence soit directement proportionnel au nombre d’heures passées sur le terrain. À vrai dire, nul ne devrait se faire d’illusions sur le sujet. Pierre de Coubertin, le fondateur de l’olympisme, comptait sur le sport pour forger des caractères et enseigner le respect des règles du jeu. Il n’ignorait pas pour autant que l’exercice sportif fait appel à des qualités physiques et mentales plutôt qu’à la vertu. Les dérives et débordements de grands joueurs comme Maradona, Cantona ou Anelka sont là pour en témoigner. La banalisation des injures, voire des coups infligés aux arbitres, la généralisation de la pratique du dopage, pratiqué par les sportifs les plus valeureux, rappellent l’ambivalence du sport : d’un côté, il est conquête sur soi- même ; de l’autre, volonté de domination. D’un côté, il oblige à cultiver la maîtrise de soi ; de l’autre, il développe l’agressivité. D’un côté, il inspire la joie de la victoire désintéressée, consacrée par les coupes et les lauriers ; de l’autre, il entretient l’ivresse de l’argent et du pouvoir.
Or,depuis quelques décennies, la médiatisation du sport a fait pencher cette ambivalence du côté de sa face sombre. Plus le sport est populaire, comme c’est le cas du football, plus il estmédiatisé. Plus la télévision, la radio et la presse privilégient le spectacle, plus ils fabriquent des gloires et des stars. Plus ils font monter les enchères de l’argent et plus l’anxiété, la tentation de la fraude et les pulsions de violence se saisissent des sportifs, comme le « coup de boule » de Zidane l’a tristement confirmé ; et plus aussi ils sollicitent les passions, plus ils opposent les clans – ce qui provoqua déjà, dans l’Antiquité, la ruine du premier olympisme. Sans doute faut-il se garder de tirer de ce constat des conclusions exagérément pessimistes : même dans les pires conditions, la compétition sportive ne peut se dispenser des qualités et des prouesses qui créent l’émotion. Mais il serait naïf d’attendre du sport ce qu’il ne peut pas donner. Sa vocation n’est pas de contribuer à la fabrication de citoyens et à la moralisation de la société.
Contrairementà unmythe apparu en Grande-Bretagne au début du XIXe siècle, il est faux de croire que l’on viendra à bout de la violence urbaine en encourageant la pratique sportive et en multipliant les clubs. Un autre facteur de déstabilisation du sport doit être également pris en compte, et le drame du Parc des Princes vient encore de le rappeler. C’est le retour en force et la diffusion dans les stades d’une violence à caractère ethnique, voire religieuse. L’exploitation du sport par la politique n’est certes pas nouvelle, et l’on sait quelle place les critères racistes ont pris dans les compétitions sportives à l’époque nazie. Mais depuis le jour où, en 1968, à Mexico, des athlètes noirs américains, juchés sur le podium, ont dressé le poing contre la bannière étoilée, le sport a été pris en otage par les athlètes eux-mêmes. Les maillots n’ont plus cessé, depuis, d’être identifiés à des appartenances minoritaires de façon si constante qu’il a semblé naturel, en 1998, de saluer la victoire de l’équipe de France au Mondial en invoquant un symbole « black- blanc- beur » qui a encouragé des réflexes d’identification diviseurs plus sûrement qu’il n’a favorisé des comportements unitaires. La récente déclaration du socialiste Georges Frèches sur le nombre excessif de Noirs dans l’équipe de France de football vient encore de le confirmer : loin de socialiser les jeunes, l’exploit sportif est devenu la référence des groupes en voie de désintégration, comme de ceux qui les stigmatisent.
Selon une thèse exposée par Norbert Elias et Éric Dunning dans Sport et Civilisation ( Fayard, 1994), la violence du sport était le plus souvent contrôlée pendant le jeu sur le terrain et gagnait rarement les gradins. Dans la surenchère des groupes qui s’affrontent, ce processus d’autolimitation ne fonctionne plus. Depuis le drame du stade belge du Heysel en 1985, non seulement la violence a changé d’échelle pour ravager les gradins, mais elle n’est plus contrôlée sur les terrains, où l’on voit se développer les règlements de comptes brutaux entre joueurs. Les hooligans en quête de solidarité identitaire entrent désormais dans les stades avec l’intention de tout casser. Les pouvoirs et les médias ont tort, les premiers de croire que le tissu social se resserre dans les stades et les seconds de se laisser entraîner dans ce jeu.