eldorado a écrit :Après si l'école se porte bien, alors continuez ainsi.
La société va mal. L'école n'est pas ce qu'il y a de pire !
eldorado a écrit :Après si l'école se porte bien, alors continuez ainsi.
eldorado a écrit :(une grande portion de profs n'ont pas la tv...)
[/hide]Donc, si tu veux aller plus loin avec un des meilleurs articles que j'avais lu sur le sujet : "Usages et mésusages des images d'archives dans la série Apocalypse" de T. Bonzon, XXe siècle - revue d'histoire, n° 107, septembre 2010, pp. 175-179.
eldorado a écrit :Voila je viens de me rendre compte que les mentalité n'ont pas beaucoup évoluées...
J'avais déjà remarqué cela lors du passage du premier "apocalypse" (j'étais alors prof de techno) : des profs totalement imperméables et pour la plupart, même pas au courant de ce documentaire (une grande portion de profs n'ont pas la tv...)
Après si l'école se porte bien, alors continuez ainsi.
jesperolsen a écrit :Donc, si tu veux aller plus loin avec un des meilleurs articles que j'avais lu sur le sujet : "Usages et mésusages des images d'archives dans la série Apocalypse" de T. Bonzon, XXe siècle - revue d'histoire, n° 107, septembre 2010, pp. 175-179.
T'as pas une version vidéo ou un résumé ? Y'a quand même 5 pages, que j'imagine chiantes, à lire.
mimix a écrit :Mais ya que des profs sur ce forum, c'est pas possible !
François de Malherbe a écrit :jesperolsen a écrit :Donc, si tu veux aller plus loin avec un des meilleurs articles que j'avais lu sur le sujet : "Usages et mésusages des images d'archives dans la série Apocalypse" de T. Bonzon, XXe siècle - revue d'histoire, n° 107, septembre 2010, pp. 175-179.
T'as pas une version vidéo ou un résumé ? Y'a quand même 5 pages, que j'imagine chiantes, à lire.
Une des thèses centrales : les auteurs ne retiennent des images que leur vertu d'actualiser le passé. Colorisation + restauration + sonorisation + recadrages + pathos = unique objectif d'abolir la distance entre le spectateur et le passé. Il s'agit donc d'abord d'un spectacle bien calibré, mais dont l'apport historique est moindre que certains docs plus anciens (ex : de Nuremberg à Nuremberg), d'autant que certaines avancées historiographiques des 30 dernières années sont carrément occultées. Ici, quel statut d'histoire pour l'image d'archive ?
--> Vision erronée de la relation qu'entretient l'image d'enregistrement avec le passé en relevant de l'évidence (péché cardinal de celui qui connaît le déroulement des faits). Il y a une combinaison entre le mythe de l'image-miroir : incarnation du réel d'une époque donnée, et le mythe de la preuve par l'image, marquée du sceau de la vérité intangible.
Ne considérer l'image d'archive pour ne s'intéresser qu'à ce qu'elle "montre" revient à une négation de l'image, très éloignée de la démarche historiographique (critique du doc, toussa)...
Isaac a écrit :Ca explique surtout le niveau de l'éducation nationale. Je dis ça ...
François de Malherbe a écrit :jesperolsen a écrit :Donc, si tu veux aller plus loin avec un des meilleurs articles que j'avais lu sur le sujet : "Usages et mésusages des images d'archives dans la série Apocalypse" de T. Bonzon, XXe siècle - revue d'histoire, n° 107, septembre 2010, pp. 175-179.
T'as pas une version vidéo ou un résumé ? Y'a quand même 5 pages, que j'imagine chiantes, à lire.
Une des thèses centrales : les auteurs ne retiennent des images que leur vertu d'actualiser le passé. Colorisation + restauration + sonorisation + recadrages + pathos = unique objectif d'abolir la distance entre le spectateur et le passé. Il s'agit donc d'abord d'un spectacle bien calibré, mais dont l'apport historique est moindre que certains docs plus anciens (ex : de Nuremberg à Nuremberg), d'autant que certaines avancées historiographiques des 30 dernières années sont carrément occultées. Ici, quel statut d'histoire pour l'image d'archive ?
--> Vision erronée de la relation qu'entretient l'image d'enregistrement avec le passé en relevant de l'évidence (péché cardinal de celui qui connaît le déroulement des faits). Il y a une combinaison entre le mythe de l'image-miroir : incarnation du réel d'une époque donnée, et le mythe de la preuve par l'image, marquée du sceau de la vérité intangible.
Ne considérer l'image d'archive pour ne s'intéresser qu'à ce qu'elle "montre" revient à une négation de l'image, très éloignée de la démarche historiographique (critique du doc, toussa)...
Asbury Park a écrit :François de Malherbe a écrit :jesperolsen a écrit :Donc, si tu veux aller plus loin avec un des meilleurs articles que j'avais lu sur le sujet : "Usages et mésusages des images d'archives dans la série Apocalypse" de T. Bonzon, XXe siècle - revue d'histoire, n° 107, septembre 2010, pp. 175-179.
T'as pas une version vidéo ou un résumé ? Y'a quand même 5 pages, que j'imagine chiantes, à lire.
Une des thèses centrales : les auteurs ne retiennent des images que leur vertu d'actualiser le passé. Colorisation + restauration + sonorisation + recadrages + pathos = unique objectif d'abolir la distance entre le spectateur et le passé. Il s'agit donc d'abord d'un spectacle bien calibré, mais dont l'apport historique est moindre que certains docs plus anciens (ex : de Nuremberg à Nuremberg), d'autant que certaines avancées historiographiques des 30 dernières années sont carrément occultées. Ici, quel statut d'histoire pour l'image d'archive ?
--> Vision erronée de la relation qu'entretient l'image d'enregistrement avec le passé en relevant de l'évidence (péché cardinal de celui qui connaît le déroulement des faits). Il y a une combinaison entre le mythe de l'image-miroir : incarnation du réel d'une époque donnée, et le mythe de la preuve par l'image, marquée du sceau de la vérité intangible.
Ne considérer l'image d'archive pour ne s'intéresser qu'à ce qu'elle "montre" revient à une négation de l'image, très éloignée de la démarche historiographique (critique du doc, toussa)...
D'autant plus que beaucoup d'images d' "archives" des combats de 14-18 (puisqu' on en est venu à disserter sur Apocalypse- La Première guerre mondiale") sont souvent des tournages effectués une fois le conflit terminé.