Il t'a fait les fesses ?kash 14 a écrit :Aujourd'hui je suis allé chez Stéphane Marie, le présentateur de Silence ça pousse.
Parce que putain, à côté Steevy passe pour mec super virile.
Il t'a fait les fesses ?kash 14 a écrit :Aujourd'hui je suis allé chez Stéphane Marie, le présentateur de Silence ça pousse.
Mais où je parle de haine de la droite ???Landry a écrit :J'ai toujours rêvé de vivre un tel enthousiasme, mais ça s'écrase toujours sur la sempiternelle haine de la droite. Tu le vois comment ton monde idéal de bonheur en méprisant la moitié de la population française ?. Je crois bien que ce rêve est le meilleur, mais c'est pas en déclarant sa haine qu'on séduit et convertit...
En vrai c'est beaucoup plus compliqué que ça. D'ailleurs si c'était aussi manichéen je serais moins torturée et plus heureuse, sans doute.Landry a écrit :Au temps pour moi, Marie. Mais bon, ça me paraît étrange de ne pas avoir d'amis de droite. Ne pas se parler, ne pas essayer de s'aimer, c'est ne pas avancer et aller nulle part, pour moi. *rameau d'olivier dans le bec*
Postal, ça doit vraiment être bizarre de vivre dans un monde aussi manichéen. J'essaye vraiment de comprendre, mais je n'y vois que guerre permanente, et échec tout aussi permanent.
Et les pauvres de droite, tu en fais quoi ? Et les ni riches, ni pauvres, la majorité des français ?
Mais oui c'est exactement ça. Pouvoir se balader, discuter avec des rencontres d'un week-end, de tout âge, assister à des débats certes parfois convenus, mais la base est commune, les personnes y sont décontractées, ouvertes à une saine solidarité, la sécurité et la flic n'y sont pas omniprésentes comme dans tout autre évènement (y a-t-il eu plus de problèmes pour autant ?), et retrouver cet esprit particulier fait que cette fête est toujours un évènement. Quel parti (ou regroupement de partis désormais, j'en conviens) peut se targuer de pouvoir réunir plus de 450'000 personnes ? Bien sûr, tous ne votent pas PC, PG, ..., et peut-être même que certains votent à droite. Il n'empêche que c'est une démonstration que les idées réveillées ici sont toujours vivantes, qu'elles sont multi-générationnelles et multi-origines.Marie a écrit :je n'envisage pas d'être autre chose qu'une gauchiste.
Et pour "l'idéal" dont tu parles Manu, c'est exactement ça. [...]. Ou peut-être plus exactement d'avoir encore la foi en l'être humain, là où les autres discours sont au mieux blasés au pire complètement haineux...
Je me retrouve vraiment tout à fait dans ta description mary. Même si je pense que tu devrais bosser ton ouverture sur le monde des chevelus qui arborent des tatouages norvégiens...Marie a écrit : En vrai c'est beaucoup plus compliqué que ça. D'ailleurs si c'était aussi manichéen je serais moins torturée et plus heureuse, sans doute.
J'ai non seulement des potes de droite (+ tous ceux qui disent "la politique ça ne m'intéresse pas" et dont on m'a appris qu'à moins d'être des anar/punks, ils étaient souvent (toujours ?) de droite), mais aussi des gens de droite dans ma famille. Et je les aime bien ! Je ne leur veux pas de mal. Je suis une accro au débat et aux prises de tête sur la politique, mais je me soigne. Longtemps j'aurais aimé les convaincre. Plus ça va et moins j'ai envie d'en parler. Bref.
En revanche oui, en vieillissant, je me sens définitivement plus à l'aise auprès des gens qui 1) accordent la même importance que moi à la politique 2) ont une "sensibilité" de gauche (appelle ça comme tu veux), ce petit truc que je suis finalement incapable de décrire ou d'expliquer, ce truc qui fait que, oui, je sais qu'ils sont contre la peine de mort, pour le droit à l'IVG, ouverts sur les autres et le reste - du monde ? de la société ? des choses ? -, ce truc qui fait que, dans une manif' ou à la fête de l'Huma, je peux me retrouver à me dire "putain, je suis vraiment bien parmi tous ces gens". Je suis désolée, j'aurais aimé être plus précise et plus explicite, mais vraiment. Je crois qu'il y a clairement une part d'éducation là-dedans, une part d'expérience aussi, un part de colère et en même temps de naïveté qui rend les choses supportables... Bref, je n'ai pas les mots pour dire tout ça. Mais j'aurais aimé t'expliquer mieux pourquoi ça n'est pas tant "manichéen" qu'"humain".
(Je t'en supplie, dis moi que t'as compris. Y'a que toi qui peux comprendre un truc aussi indigeste !)
En tout cas, moi, non seulement je te comprends mais j'aurais pu écrire pratiquement la même chose. A moins d'y être obligé (famille, voisins, ... , que l'on peut apprécier voire aimer sans partager les mêmes opinions) c'est normal d'avoir des affinités et des relations amicales avec des gens dont on partage les même idéaux. On peut avoir des "potes" d'activité avec lesquels on s'entend bien en évitant les sujets qui fâchent mais en faire des amis me semble difficile. De même, je ne vois pas comment j'aurais pu vivre avec quelqu'un ayant des opinions très différentes des miennes. Ma femme a horreur du foot et du sport en général mais le fait que nous ayons globalement les mêmes idées n'est sans doute pas étranger au fait que nous sommes ensemble depuis plus de 30 ans et envisageons d'être toujours ensemble dans 30 ans si "Dieu" (auquel nous ne croyons guère) nous prête vie. Je serais de même attristé que mes enfants aient des opinions de droite, j'aurais l'impression d'avoir raté quelque chose concernant la transmission de valeurs dont parle Marie.Marie a écrit :En vrai c'est beaucoup plus compliqué que ça. D'ailleurs si c'était aussi manichéen je serais moins torturée et plus heureuse, sans doute.Landry a écrit :Au temps pour moi, Marie. Mais bon, ça me paraît étrange de ne pas avoir d'amis de droite. Ne pas se parler, ne pas essayer de s'aimer, c'est ne pas avancer et aller nulle part, pour moi. *rameau d'olivier dans le bec*
Postal, ça doit vraiment être bizarre de vivre dans un monde aussi manichéen. J'essaye vraiment de comprendre, mais je n'y vois que guerre permanente, et échec tout aussi permanent.
Et les pauvres de droite, tu en fais quoi ? Et les ni riches, ni pauvres, la majorité des français ?
J'ai non seulement des potes de droite (+ tous ceux qui disent "la politique ça ne m'intéresse pas" et dont on m'a appris qu'à moins d'être des anar/punks, ils étaient souvent (toujours ?) de droite), mais aussi des gens de droite dans ma famille. Et je les aime bien ! Je ne leur veux pas de mal. Je suis une accro au débat et aux prises de tête sur la politique, mais je me soigne. Longtemps j'aurais aimé les convaincre. Plus ça va et moins j'ai envie d'en parler. Bref.
En revanche oui, en vieillissant, je me sens définitivement plus à l'aise auprès des gens qui 1) accordent la même importance que moi à la politique 2) ont une "sensibilité" de gauche (appelle ça comme tu veux), ce petit truc que je suis finalement incapable de décrire ou d'expliquer, ce truc qui fait que, oui, je sais qu'ils sont contre la peine de mort, pour le droit à l'IVG, ouverts sur les autres et le reste - du monde ? de la société ? des choses ? -, ce truc qui fait que, dans une manif' ou à la fête de l'Huma, je peux me retrouver à me dire "putain, je suis vraiment bien parmi tous ces gens, je les aime bien, j'ai une sympathie naturelle à leur égard et pour leur look imparfait, leur utopie collective, leur colère tue ou criée, que je connais". Je suis désolée, j'aurais aimé être plus précise et plus explicite... Je crois qu'il y a clairement une part d'éducation là-dedans, une part d'expérience aussi, un part de colère et en même temps de naïveté qui rend les choses supportables... Bref, je n'ai pas les mots pour dire tout ça plus clairement. Mais j'aurais aimé t'expliquer mieux pourquoi ça n'est pas tant "manichéen" qu'"humain".
(Je t'en supplie, dis moi que t'as compris un peu quand même. Y'a que toi qui peux comprendre un truc aussi indigeste !)