HS : Littérature

Malherbe, Foot, HS, c'est ici.

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Culvin
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Re: HS : Littérature

#1546 Message par Culvin »

putain mais va te faire enculer sale gratte-miettes.
Proute. Et j'assume.
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Magenta
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Re: HS : Littérature

#1547 Message par Magenta »

lol
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Karibou
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Re: HS : Littérature

#1548 Message par Karibou »

Stuck Up !: 100 Objects Inserted and Ingested in Places They Shouldn't Be

Des médecins divulguent les radiographies des 100 objets les plus insolites vus aux urgences dans des anus.

Pour un noël vraiment réussi.
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L'Richos
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Re: HS : Littérature

#1549 Message par L'Richos »

Du barbare-rigolo X 2 et du Penecanos-en-mieux.

Deadwood, de Pete Dexter ; western XIXème décrivant les fondements (de cuve) de la société américaine moderne ; 600p.
Le livre ayant inspiré la série éponyme. Où l'on suit l'arrivée, l'installation et la fin d'un couple de voyageurs, l'un légendaire et redouté, l'autre spécialiste des business foireux. Ou comment démontrer qu'une légende, dans ce pays, ne se fonde parfois pas sur la réalité. Mais où la notoriété ouvres moult portes sans avoir à les forcer, et souvent sans le vouloir. Deadwood est un bled où la folie guette chaque humain, même (surtout) les plus respectables, où l'assassinat est nettement moins grave que l'adultère (d'une femme, bien sûr) ou le vol à l'étalage pour bouffer. Bref, une vision exacerbée (si peu) de la société américaine telle que certains peuvent la vivre au quotidien aujourd'hui, avec une justice américaine, surtout quand des aspects raciaux s'en mêlent. Il y a beaucoup d'humour, du burleque et de l'excès. Il y a aussi une galerie de personnages avoureux, telle Wild Bill, Charley (le narrateur), Calamity Jane, Boone May, les putes, entremetteurs, prédicateurs et autres notables. Une tranche de vie qui semble très réaliste (du type The wire version western).
Peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais une oeuvre majeur. Je relirai Pete Dexter. Très vite, sans doute.
(lire le commentaire sous Amazon de Gilles Dumay qui, par ailleurs, est l'éditeur de Lunes d'encre une collection de Gallimard : son commentaire est totalement en phase avec mon ressenti).

L'escadron guillotine, de Guillermo Arriaga(ce nom va parler aux cinéphiles : babel, 3 enterrements, 21 grammes...) ; révolution mexicaine, version caustique et sarcastique ; 170 pages.
Un notable de Mexico, issu d'une famille riche et fort d'un diplôme de notaire, et dont la passion est l'invention de machines inutiles, va proposer à Pancho Villa, leader de la Révolution mexicaine, sa dernière "trouvaille" : une guillotine. Certes, mais plus efficace que son aînée française. Démontrant avec panache l'efficacité de celle-ci sur des prisonniers sélectionnés au pif, la guillotine est intégrée au glorieux mouvement révolutionnaire... ainsi que son inventeur et ses deux assistants, pour les remercier. On suit donc cette armée, et les déboires lunatiques de cet escadron guillotine qu'ils forment à eux trois. C'est savoureux, vraiment drôle, un peu critique, dont la fin est presque métaphysique ! Génial, franchement.
(lisez notamment la description de l'éditeur de la version épuisée, en milieu de page)

Frères de sang, de Richard Price (auteur de l'excellent Ville noire ville blanche) ; violence et bêtise crasse noicissant le Bronx ; 390p.
On suit une tranche de vie tragique d'une famille du Bronx issue de la lointaine immigration italienne. Une famille dans laquelle les hommes doivent être électriciens, baiseurs et buveurs, et les femmes soumises, ou sinon trompées et parfois psychopathes. Et les enfants, dans ce marasme, font bien ce qu'ils peuvent, subissent le poids des traditions et les raisonnements par les couilles ou les ovaires. Un roman noir, très noir, tellement bon et fort que l'intrigue n'a franchement pas d'importance. Price nous embarque dans le sillage de cette famille de pauvres types qui pensent détenir la vérité et le destin de leur descendance. Il ne faut pas craindre de lire du vulgaire. Interdit aux oreilles pudiques. A lire de toute urgence.
[...] si j’étais médecin et que je sauve la vie à quelqu’un, et que ce quelqu’un à son réveil se mette à remercier Jésus, j’aurais envie de lui enfoncer une paire de forceps dans le cul en lui conseillant de demander à Jésus de venir les lui enlever.
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ajacques
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Re: HS : Littérature

#1550 Message par ajacques »

L'Richos a écrit :Du barbare-rigolo X 2 et du Penecanos-en-mieux.

Deadwood, de Pete Dexter ; western XIXème décrivant les fondements (de cuve) de la société américaine moderne ; 600p.
Le livre ayant inspiré la série éponyme. Où l'on suit l'arrivée, l'installation et la fin d'un couple de voyageurs, l'un légendaire et redouté, l'autre spécialiste des business foireux. Ou comment démontrer qu'une légende, dans ce pays, ne se fonde parfois pas sur la réalité. Mais où la notoriété ouvres moult portes sans avoir à les forcer, et souvent sans le vouloir. Deadwood est un bled où la folie guette chaque humain, même (surtout) les plus respectables, où l'assassinat est nettement moins grave que l'adultère (d'une femme, bien sûr) ou le vol à l'étalage pour bouffer. Bref, une vision exacerbée (si peu) de la société américaine telle que certains peuvent la vivre au quotidien aujourd'hui, avec une justice américaine, surtout quand des aspects raciaux s'en mêlent. Il y a beaucoup d'humour, du burleque et de l'excès. Il y a aussi une galerie de personnages avoureux, telle Wild Bill, Charley (le narrateur), Calamity Jane, Boone May, les putes, entremetteurs, prédicateurs et autres notables. Une tranche de vie qui semble très réaliste (du type The wire version western).
Peut-être pas un chef-d'oeuvre, mais une oeuvre majeur. Je relirai Pete Dexter. Très vite, sans doute.
(lire le commentaire sous Amazon de Gilles Dumay qui, par ailleurs, est l'éditeur de Lunes d'encre une collection de Gallimard : son commentaire est totalement en phase avec mon ressenti).
Ca m'intéresse ça. Tu avais vu la série ? Si oui ce n'était pas gênant ?
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L'Richos
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Re: HS : Littérature

#1551 Message par L'Richos »

Non, je n'ai pas vu la série. Le résumé d'icelle me semble coller au bouquin. Après Pete Dexter est vraiment un bon écrivain, donc à voir.
Après, c'est un véritable roman noir dans son traitement, l'humour en plus. ça doit donner autre chose qu'une série télé, même excellente.
[...] si j’étais médecin et que je sauve la vie à quelqu’un, et que ce quelqu’un à son réveil se mette à remercier Jésus, j’aurais envie de lui enfoncer une paire de forceps dans le cul en lui conseillant de demander à Jésus de venir les lui enlever.
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ajacques
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Re: HS : Littérature

#1552 Message par ajacques »

L'Richos a écrit :Non, je n'ai pas vu la série. Le résumé d'icelle me semble coller au bouquin. Après Pete Dexter est vraiment un bon écrivain, donc à voir.
Après, c'est un véritable roman noir dans son traitement, l'humour en plus. ça doit donner autre chose qu'une série télé, même excellente.
Eh bah qu'est-ce que t'attends pour la mater ? Bon p'tet que tu seras déçu par rapport au bouquin, mais c'est du HBO, c'est vraiment bon.
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Re: HS : Littérature

#1553 Message par L'Richos »

J'ai aucun doute : ça va me plaire, certain. Mais je suis un escargot en visionnage de série. (j'ai encore 2 saisons de The wire et de Battlestar en retard !).
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Karibou
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Re: HS : Littérature

#1554 Message par Karibou »

Je me suis commandé Les temps parallèles de Robert Silverberg.
Il s'agit d'un bouquin de Sf ou les gens pratiquent du tourisme temporel, le concept me botte bien.

Dans un autre registre Le sang du ciel de Piotr Rawicz.

Un truc qui promet dru si l'on en croit le descriptif éditeur
Cette histoire d'une ville ensevelie et d'un homme dont la fuite et la défaite sont devenues la seule patrie, fut-elle simplement vécue ou bien rêvée par un poète assoiffé de rêves cruels ? A travers des terrains vagues, des bourgades incendiées, des prisons et des vieux moulins remplis d'une chair impatiente, à travers des plaines et des montagnes situées aux confins du monde, quelque part dans une Ukraine de légende, Piotr Rawicz parvient à reconstituer, dans un rythme sauvage, l'univers hallucinant de la persécution nazie, à dépeindre le mécanisme de l'extermination d'un peuple. L'amour inflexible qui habite une petite fille phtisique se révélant plus puissant que la torture; les suicidés qui, dans l'autre monde, entrent d'office dans un club aristocratique ; les dernières pensées d'un ange ou d'un cafard lorsqu'il voit une botte géante prête à s'abattre sur sa mince carapace ; ... voilà quelques uns des paysages humains ou extra humains qui, imprégnés d'humour noir, surgissent de ce livre extraordinaire. Malgré ou peut-être à cause de sa charge métaphysique, il se lit d'un bout à l'autre comme un roman policier, et le lecteur fasciné et abasourdi ne parvient pas à reprendre haleine. Toute une littérature de témoignages, de documents et de chroniques a cherché à évoquer le monde des ghettos, des camps et des chambres à gaz. Quelle qu'en soit la valeur, sa portée reste limitée, justement à cause de son caractère historique. Le roman de Piotr Rawicz s'inscrit dans un genre différent : s'inspirant d'une réalité située au bord de l'humain et du concevable, il la dépasse pour la recréer dans sa vérité uniquement intemporelle et universelle, celle de la poésie. Ce roman insolite est ainsi une tentative téméraire en vue de traduire dans le langage de la poésie une réalité qui autrement demeure incommunicable.
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Re: HS : Littérature

#1555 Message par L'Richos »

Karibou a écrit :Je me suis commandé Les temps parallèles de Robert Silverberg.
Il s'agit d'un bouquin de Sf ou les gens pratiquent du tourisme temporel, le concept me botte bien.

Dans un autre registre Le sang du ciel de Piotr Rawicz.

Un truc qui promet dru si l'on en croit le descriptif éditeur
Cette histoire d'une ville ensevelie et d'un homme dont la fuite et la défaite sont devenues la seule patrie, fut-elle simplement vécue ou bien rêvée par un poète assoiffé de rêves cruels ? A travers des terrains vagues, des bourgades incendiées, des prisons et des vieux moulins remplis d'une chair impatiente, à travers des plaines et des montagnes situées aux confins du monde, quelque part dans une Ukraine de légende, Piotr Rawicz parvient à reconstituer, dans un rythme sauvage, l'univers hallucinant de la persécution nazie, à dépeindre le mécanisme de l'extermination d'un peuple. L'amour inflexible qui habite une petite fille phtisique se révélant plus puissant que la torture; les suicidés qui, dans l'autre monde, entrent d'office dans un club aristocratique ; les dernières pensées d'un ange ou d'un cafard lorsqu'il voit une botte géante prête à s'abattre sur sa mince carapace ; ... voilà quelques uns des paysages humains ou extra humains qui, imprégnés d'humour noir, surgissent de ce livre extraordinaire. Malgré ou peut-être à cause de sa charge métaphysique, il se lit d'un bout à l'autre comme un roman policier, et le lecteur fasciné et abasourdi ne parvient pas à reprendre haleine. Toute une littérature de témoignages, de documents et de chroniques a cherché à évoquer le monde des ghettos, des camps et des chambres à gaz. Quelle qu'en soit la valeur, sa portée reste limitée, justement à cause de son caractère historique. Le roman de Piotr Rawicz s'inscrit dans un genre différent : s'inspirant d'une réalité située au bord de l'humain et du concevable, il la dépasse pour la recréer dans sa vérité uniquement intemporelle et universelle, celle de la poésie. Ce roman insolite est ainsi une tentative téméraire en vue de traduire dans le langage de la poésie une réalité qui autrement demeure incommunicable.
Les temps parallèles, c'est bien. Eviter par contre Les déserteurs temporels, moins bon, je trouve.
Le second a l'air intéressant, en effet.
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Karibou
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Re: HS : Littérature

#1556 Message par Karibou »

C'est un peu raide à lire le sang du ciel, c'est spécial, on sent que l'auteur est un poète.
Le lire à haute voix m'aide à mieux l'appréhender.

J'aime bien les temps parallèles mais c'est un peu léger tout de même, j'ai envie de piocher dans du très lourd niveau SF pour voir si j'ai la niaque, j'hésite entre le cycle Fondation d'Asimov et le cycle de Dune d'Herbert.

Sinon dans un autre registre j'ai pécho Oeuvres de Simone Weil et c'est pas mal intéressant bien qu'un peu trop pointu pour moi parfois, ça se lit à petites bouchées, je pense que j'aurais dû pécho sa biographie pour faire connaissance plus calmement avec la Simone mais je suis content d'avoir un vrai livre intellectuel dans ma bibli pour une fois.
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Re: HS : Littérature

#1557 Message par Culvin »

Le lire à haute voix m'aide à mieux l'appréhender.
looool
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Njord
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Re: HS : Littérature

#1558 Message par Njord »

Asimov c'est super bien.

Sinon y'a Moorcock et son champion éternel, et surtout la horde de contrevent d'Alain Damasio qui reste le meilleur bouquin de SF/fantasy que j'ai jamais lu et en plus c'est écrit par un français ce qui évite les problèmes de lourdeur de la traduction.
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Re: HS : Littérature

#1559 Message par Karibou »

Ah merci pour le conseil Njord je vais me le procurer le Damasio, je suis allé à la Fnac et ils avaient pas le début de fondation donc j'ai pris le début de Dune on va voir si j'accroche.
Pour le Moorcock d'après le descriptif succinct j'ai peur que ce ne soit pas trop mon truc.

Et sinon K si t'as des textes étranges à lire parfois je t'assures que de les lire à haute voix les porte mieux à ta conscience, en tout cas moi ça me fait ça mais bon c'est sûr qu'il faut être seul.
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Re: HS : Littérature

#1560 Message par Culvin »

J'ai jamais réussi à parler à voix haute et à réfléchir en même temps.
Proute. Et j'assume.
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