J'en suis à 14 je trouve pas la 15ème grrrrrr
ah ba non c'est bon c'étais le porte-manteau
C'est làtitou a écrit :Abidbol, le débat entre Brohm et Boniface est déjà disponible sur le site ou pas ?
Sinon, pour les nostalgiques du petit écran: http://www.ina.fr/" onclick="window.open(this.href);return false;
(depuis ce matin, j'essaye de m'y connecter mais le réseau est saturé)
Merci de l'info. J'ai écouté, un peu déçu. Je trouve que Brohm perd beaucoup de crédit à utiliser ce ton véhément, et à systématiquement ramener le clivage droite / gauche sur le tapis. Le format de l'émission l'a sans doute incité à attaquer fort pour avoir une chance de faire passer son message, mais du coup, j'ai vraiment beaucoup de mal à accrocher (tout comme j'avais eu du mal quand on avait évoqué le sujet ici avec son bouquin). Difficile de discuter avec une position aussi extrême, dommage...Abidbol a écrit :Le comité pour l'élévation du niveau culturel de ce forum, invite les membres du dit forum à écouter ou reécouter le journal de 13h00 de France Inter. Vers 13h30, vous pourrez écouter un débat entre J-M Brohm et P Boniface.
Diogène du forum a qualifié ce débat à venir de "grand classique".
Voila.
En revanche, il a dit une chose à mon avis juste sur la théorie brohmienne. En effet, bien qu'il soit fondamental dans la compréhension de la question sportive, le courant brohmien se complaît trop dans un raisonnement néo-marxiste à partir duquel ils envisagent le sport uniquement en terme de désagrégation sociale, de dépolitisation sociale, de chloroformisation des consciences, et d'insconscient social. De fait, en fronçant les sourcils en entendant parler du dernier match, Brohm et ses épigones oublient que le football est malgré tout un lieu de sociabilité populaire et pas seulement un "espace qui châtre les masses et détourne leur énergie révolutionnaire" (E. Galeano).P. Boniface (& C. Bromberger) dans un billet du [i]Monde[/i] daté du 25/06/02 a écrit : Condamner en bloc le foot, à cause de ses excès, c'est revenir à condamner la démocratie parce que certains élus peuvent se révéler corrompus, à renoncer au débat parce qu'il est source d'opposition, à interdire la sociologie parce que certains sociologues disent des âneries, etc. Et afficher un tel dédain pour les passions et les formes de sociabilité populaires, pour les émotions collectives qui rompent l'ordinaire, pour la fête ou pour le carnaval, voilà un bien sinistre programme. Au mépris du peuple se conjoint le dégoût des manifestations de joie. Ne reste-t-il plus alors qu'à confier le destin de ces "meutes" ignorantes et "mystifiées" à quelque guide éclairé qui saura leur montrer le droit chemin ?