HS : Littérature
Ouais. Le mec a eu du courage de s'immerger dans cette sinistre bourgade.
[...] si j’étais médecin et que je sauve la vie à quelqu’un, et que ce quelqu’un à son réveil se mette à remercier Jésus, j’aurais envie de lui enfoncer une paire de forceps dans le cul en lui conseillant de demander à Jésus de venir les lui enlever.
- jesperolsen
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Le mec = Florence Aubenas ?
Les extraits sont édifiants. Je vais encore passer pour le mou de service (après Denis Robert, encore un journaliste qui a grâce à mes yeux ... Vous croyez que demain j'idôlatrerai Paul Wermus ?), mais j'aime bien le style journalistique de Aubenas et je trouve que c'est un exercice difficile et courageux auquel elle s'est adonnée. J'ai envie de lire le bouquin.
Les extraits sont édifiants. Je vais encore passer pour le mou de service (après Denis Robert, encore un journaliste qui a grâce à mes yeux ... Vous croyez que demain j'idôlatrerai Paul Wermus ?), mais j'aime bien le style journalistique de Aubenas et je trouve que c'est un exercice difficile et courageux auquel elle s'est adonnée. J'ai envie de lire le bouquin.
- François de Malherbe
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- Localisation : La Commune.
J'espère qu'on devine pas qui est le meurtrier dès le second chapitre.
« Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons. »
Влади́мир Ильи́ч Улья́нов
This is such a mind fuck.
Влади́мир Ильи́ч Улья́нов
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- bowieheroes
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- Localisation : Caen
Est-ce qu'il y a des terroristes ?
Est-ce qu'il y a des barbouzes et autres flicailles de basse extraction ?
Non ?
C'est nul alors, lisez plutôt DOA, Citoyens clandestinscomme vous l'a conseillé Dio, que je plussoie, donc.
C'est foisonnant, passionnant et pas du tout manichéen (enfin, si, les gradés militaires sont plutôt des gros co***rds).
Après ce pavé, un autre. Je m'attaque à Acacia, de Durham. C'est de la Fantasy, et c'est excellent. CR probablement la semaine prochaine.
Est-ce qu'il y a des barbouzes et autres flicailles de basse extraction ?
Non ?
C'est nul alors, lisez plutôt DOA, Citoyens clandestinscomme vous l'a conseillé Dio, que je plussoie, donc.
C'est foisonnant, passionnant et pas du tout manichéen (enfin, si, les gradés militaires sont plutôt des gros co***rds).
Après ce pavé, un autre. Je m'attaque à Acacia, de Durham. C'est de la Fantasy, et c'est excellent. CR probablement la semaine prochaine.
[...] si j’étais médecin et que je sauve la vie à quelqu’un, et que ce quelqu’un à son réveil se mette à remercier Jésus, j’aurais envie de lui enfoncer une paire de forceps dans le cul en lui conseillant de demander à Jésus de venir les lui enlever.
Hop hop hop...
Bien.
Je remonte ce topic indispensable à l'attention de ceux qui aiment la fantasy, d'une part, et les polars engagés et/ou hispanophones.
Voilà, donc.
Pour la fantasy, de l'excellent : Acacia, La guerre du Mein, de David Anthony Durham. C'est fin, sans négliger d'être bourrin et aventureux quand il le faut. Y a des tahisons, y a peu de gentils et de méchants, mais plein de chaotiques-bons très humains. Ce n'est qu'un premier tome, et pourtant il y a une fin, une vraie. C'est bien écrit, l'univers et fouillé, les personnages assez consistants et surtout bourrés de doutes. Ils ont tous (sauf 1) fait au moins une grosse crasse à des amis ou à la famille. C'est donc tout sauf manichéen et ça se lit tout seul.
Bonne pioche, donc.
Pour le polar, L'aiguille dans la botte de foin d'Ernesto Mallose déroule à Buenos Aires sous la dictature. Y a d'la saloperie de militaire anti-communiste, du clergé collabo, des subversifs pas complètement clairs, du flic désabusé et mort (au sens figuré et *spoiler* propre), pleins d'histoires très humaines qui traversent l'Histoire bien noire de l'Argentine des années 70. L'intrigue est un détail, on vit les meurtres dans la tête de ceux qui les exécutent, mais l'essentiel n'est pas là. Il est dans les personnages, il est dans leur environnement gerbant.
Vive le facsisme, ça donne des livres très forts.
Bien.
Je remonte ce topic indispensable à l'attention de ceux qui aiment la fantasy, d'une part, et les polars engagés et/ou hispanophones.
Voilà, donc.
Pour la fantasy, de l'excellent : Acacia, La guerre du Mein, de David Anthony Durham. C'est fin, sans négliger d'être bourrin et aventureux quand il le faut. Y a des tahisons, y a peu de gentils et de méchants, mais plein de chaotiques-bons très humains. Ce n'est qu'un premier tome, et pourtant il y a une fin, une vraie. C'est bien écrit, l'univers et fouillé, les personnages assez consistants et surtout bourrés de doutes. Ils ont tous (sauf 1) fait au moins une grosse crasse à des amis ou à la famille. C'est donc tout sauf manichéen et ça se lit tout seul.
Bonne pioche, donc.
Pour le polar, L'aiguille dans la botte de foin d'Ernesto Mallose déroule à Buenos Aires sous la dictature. Y a d'la saloperie de militaire anti-communiste, du clergé collabo, des subversifs pas complètement clairs, du flic désabusé et mort (au sens figuré et *spoiler* propre), pleins d'histoires très humaines qui traversent l'Histoire bien noire de l'Argentine des années 70. L'intrigue est un détail, on vit les meurtres dans la tête de ceux qui les exécutent, mais l'essentiel n'est pas là. Il est dans les personnages, il est dans leur environnement gerbant.
Vive le facsisme, ça donne des livres très forts.
[...] si j’étais médecin et que je sauve la vie à quelqu’un, et que ce quelqu’un à son réveil se mette à remercier Jésus, j’aurais envie de lui enfoncer une paire de forceps dans le cul en lui conseillant de demander à Jésus de venir les lui enlever.
Du coup, je replace mon message dans le bon sujet :
Pour les amateurs de romans historiques à la Dumas, la collection Bouquins vient de réunir en trois volumes l'intégralité des aventures de Pardaillan, le grand feuilleton de Zevaco. Pardaillan conjugue le côté bon vivant de Porthos, le charme d'Aramis, l'expérience d'Athos et le panache de d'Artagnan. Si le style de Zevaco est parfois ampoulé, la magie opère...
Pour les amateurs de romans historiques à la Dumas, la collection Bouquins vient de réunir en trois volumes l'intégralité des aventures de Pardaillan, le grand feuilleton de Zevaco. Pardaillan conjugue le côté bon vivant de Porthos, le charme d'Aramis, l'expérience d'Athos et le panache de d'Artagnan. Si le style de Zevaco est parfois ampoulé, la magie opère...
Alors je l'ai pas encore fini pour cause de déménagement + tout un tas d'autres trucs qui me permettent d'avoir un alibi valable pour ne pas avoir terminé un bouquin au bout de 2 mois.L'Richos a écrit :Allez hop ! Ta critique ou seulement même ton avis dans le topic qui va bien, pour ceux qui n'ont pas encore le bonheur de s'être perdu dans la mer des carïbes et dans le temps.ajacques a écrit :C'est pas de ma faute, c'est le Déchronologue qui m'a embrouillé
Par contre j'ai été vachement interpelé par la "bande-son" du bouquin (l'auteur citant le couplet d'une chanson à chaque début de chapitre, pour mettre dans l'ambiance). Du coup j'ai fait des recherches, et j'ai trouvé la liste des chansons sur un blog, donc voici la playlist Spotify du Déchronologue.
A part un bon paquet de traditionnels Celtiques et de chansons à boire, y a quand même du beau monde : Johnny Cash, Tom Waits, Leonard Cohen, The Coral, Sigur Ros et Alela Diane.
ampli-reglage de la vis de tension de surface de la grille d'une anode comme la phase bias, obligé en tension tout autant que comme mécaniques de transport-déroulement de bande
- bigdudu
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- Enregistré le : 31 août 2005 21:06
- Localisation : La Forêt-Fouesnant, Mecque des navigateurs.
Je suis en train de le lire. C'est terrible et souvent très drôle à la fois. Et le fait que ça se passe dans des endroits que nous connaissons ajoute au plaisir de la lecture.Abidbol a écrit :Z'avez vu, c'est chez nous que ça se passe :
Quai de Ouistreham
Petit extrait ( la scène se passe à Caen le 19 mars 2009, pendant une manifestation contre la crise ) : L'une raconte que son mari doit être quelque part dans la foule (...) Il rageait : "Ce sont toujours les mêmes qui font grève et jamais moi." Puis il s'en est pris à l'appartement qu'ils n'ont pas les moyens d'acheter ; au football, qu'il faut regarder à la télé parce que les billets au stade sont devenus trop chers ...
Clair !ajacques a écrit :Alors je l'ai pas encore fini pour cause de déménagement + tout un tas d'autres trucs qui me permettent d'avoir un alibi valable pour ne pas avoir terminé un bouquin au bout de 2 mois.L'Richos a écrit :Allez hop ! Ta critique ou seulement même ton avis dans le topic qui va bien, pour ceux qui n'ont pas encore le bonheur de s'être perdu dans la mer des carïbes et dans le temps.ajacques a écrit :C'est pas de ma faute, c'est le Déchronologue qui m'a embrouillé
Par contre j'ai été vachement interpelé par la "bande-son" du bouquin (l'auteur citant le couplet d'une chanson à chaque début de chapitre, pour mettre dans l'ambiance). Du coup j'ai fait des recherches, et j'ai trouvé la liste des chansons sur un blog, donc voici la playlist Spotify du Déchronologue.
A part un bon paquet de traditionnels Celtiques et de chansons à boire, y a quand même du beau monde : Johnny Cash, Tom Waits, Leonard Cohen, The Coral, Sigur Ros et Alela Diane.
Y a même Belly (une icône de mes années post-pubères).
[...] si j’étais médecin et que je sauve la vie à quelqu’un, et que ce quelqu’un à son réveil se mette à remercier Jésus, j’aurais envie de lui enfoncer une paire de forceps dans le cul en lui conseillant de demander à Jésus de venir les lui enlever.
- François de Malherbe
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- Localisation : La Commune.
La guerre entre pro et anti-psychanalystes est enfin déclarée ouvertement. La figure de proue du deuxième camp est désormais Michel Onfray, qui va faire paraître chez Grasset fin avril 2010, Le Crépuscule d’une idole (L’affabulation freudienne).
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
