Contributions au débat politique
Non mais sérieux, au fur à mesure que vous vieillissez, et je sais que vous aussi vous vieillissez, ça vous taraude pas un peu la question de savoir quel est le sens de votre vie, ce que vous allez en faire et ce qu'il en restera ?
Les enfants, OK, c'est formidable, c'est pas moi qui vais dire le contraire, c'est même bien plus formidable et réjouissant que tout ce que j'aurais pu en attendre (enfin les miens parceque ceux des autres...) mais l'idée qu'on serait juste là pour transmettre des gênes, je la trouve un peu déprimante quand même.
C'est peut être ça quand même la réponse : on est juste la pour passer le flambeau dans les meilleures conditions possibles et se préparer à accepter la suite avec sérénité.

Les enfants, OK, c'est formidable, c'est pas moi qui vais dire le contraire, c'est même bien plus formidable et réjouissant que tout ce que j'aurais pu en attendre (enfin les miens parceque ceux des autres...) mais l'idée qu'on serait juste là pour transmettre des gênes, je la trouve un peu déprimante quand même.
C'est peut être ça quand même la réponse : on est juste la pour passer le flambeau dans les meilleures conditions possibles et se préparer à accepter la suite avec sérénité.

Je me pose la question quotidiennement du sens de la vie et je ne suis pas loin d'être une véritable torturée.
Je ne peux m'empêcher, sans doute par utopie ou par fascination pour la vie et les choses de la vie, voire tout bonnement par prétention, d'y voir une dimension exitentialo-spirituelle.
Je veux dire que j'ai le sentiment d'être là pour quelque chose et de ne pas encore avoir compris quoi me rend malheureuse (enfin, en tous cas pas très sereine et un peu perdue parfois).
Je ne peux m'empêcher, sans doute par utopie ou par fascination pour la vie et les choses de la vie, voire tout bonnement par prétention, d'y voir une dimension exitentialo-spirituelle.
Je veux dire que j'ai le sentiment d'être là pour quelque chose et de ne pas encore avoir compris quoi me rend malheureuse (enfin, en tous cas pas très sereine et un peu perdue parfois).
"Life's a bitch and then you meet one."
- Xavi Jacob
- Messages : 25162
- Enregistré le : 26 juin 2008 21:46
De façon très pragmatique on peut aussi juste essayer d'être le plus en harmonie avec son présent. Moi je privilégie la vie de famille depuis que j'ai des enfants, et je fais les choix qui vont avec (c'est pas toujours facile et c'est encore mal vu). Mes gamines ont entre 8 et 12 ans et c'est là qu'elles ont besoin et j'y trouve aussi largement mon compte. Maintenant dans 10-15 ans ce sera autre chose. J'aurais peut être envie de mettre à fond dans le boulot, dans la collection de Xantia, le forumsmc ou que sais-je encore ?
Le sens de la vie?
C'est pas mal comme sujet.
Quand je pense à ça, j'ai tendance a essayer d'oter tout ce qui n'est pas indispensable dans ma vie. J'essaie d'imaginer ce dont j'aurais besoin au minimum pour survivre et ce qui me couterait tellement que la vie n'aurait plus de sens ou ne serait plus possible.
J'arrive toujours à la même conclusion (que je trouve rassurante), manger boire, chier, pisser (ce sont les fondamentaux), ne pas souffrir du froid ou du chaud, ne pas vivre seul, qu'on me porte de l'amour et que j'en porte, tenir a des gens (plutôt qu'a des choses), garder mes enfants en vie, exercer mon libre arbitre, rire....
J'ai mis ça en vrac y'a pas de priorité dans ma liste.
Edit: j'oublie la fin: après j'essaie d'être honnete ( c'est pas le plus simple!) et je vérifie si je privilégie bien ces aspects là par rapport à ceux que j'ai éliminés. Y'a interêt que ça colle sinon ça fout les boules.
C'est pas mal comme sujet.
Quand je pense à ça, j'ai tendance a essayer d'oter tout ce qui n'est pas indispensable dans ma vie. J'essaie d'imaginer ce dont j'aurais besoin au minimum pour survivre et ce qui me couterait tellement que la vie n'aurait plus de sens ou ne serait plus possible.
J'arrive toujours à la même conclusion (que je trouve rassurante), manger boire, chier, pisser (ce sont les fondamentaux), ne pas souffrir du froid ou du chaud, ne pas vivre seul, qu'on me porte de l'amour et que j'en porte, tenir a des gens (plutôt qu'a des choses), garder mes enfants en vie, exercer mon libre arbitre, rire....
J'ai mis ça en vrac y'a pas de priorité dans ma liste.
Edit: j'oublie la fin: après j'essaie d'être honnete ( c'est pas le plus simple!) et je vérifie si je privilégie bien ces aspects là par rapport à ceux que j'ai éliminés. Y'a interêt que ça colle sinon ça fout les boules.
Modifié en dernier par Njord le 21 août 2009 14:32, modifié 1 fois.
Je crois te comprendre. enfin moi ça ne me rend pas malheureux, ça me stresse. Le temps passe vite, et quand on arrive comme moi un âge où on a mis un peu d'ordre dans sa vie, on se dit qu'on peut se lancer mais que c'est maintenant où jamais. Et en ce qui me concerne, la difficulté c'est plutôt le trop plein de projets et l'incapacité à me consacrer exclusivement et durablement à un seul.Marie a écrit : Je veux dire que j'ai le sentiment d'être là pour quelque chose et de ne pas encore avoir compris quoi me rend malheureuse.
Bon, le vrai problème c'est peut être surtout que je ne suis un génie dans aucun domaine, du moins à ma connaissance, et à quoi bon répéter en moins bien ce que d'autres on fait avant toi?
Si tu m'autorises, je suis d'accord avec toi, et je partage ta démarche de se contenter de ce qui est indispensable d'un point de vue matèriel (et aussi la difficulté à la réaliser au quotidien en raison de la pression sociale). Sauf que privilégier l'essentiel, au mieux ça permet de ne pas perdre son temps dans des activités aliénantes ou inutiles mais ça ne dit pas à quoi il faut utiliser ce temps disponible (mis à part à bien s'occuper de ses enfants et prendre du plaisir au jour le jour).Njord a écrit :Le sens de la vie?
C'est pas mal comme sujet.
Quand je pense à ça, j'ai tendance a essayer d'oter tout ce qui n'est pas indispensable dans ma vie. J'essaie d'imaginer ce dont j'aurais besoin au minimum pour survivre et ce qui me couterait tellement que la vie n'aurait plus de sens ou ne serait plus possible.
J'arrive toujours à la même conclusion (que je trouve rassurante), manger boire, chier, pisser (ce sont les fondamentaux), ne pas souffrir du froid ou du chaud, ne pas vivre seul, qu'on me porte de l'amour et que j'en porte, tenir a des gens (plutôt qu'a des choses), garder mes enfants en vie, exercer mon libre arbitre, rire....
J'ai mis ça en vrac y'a pas de priorité dans ma liste.
Edit: j'oublie la fin: après j'essaie d'être honnete ( c'est pas le plus simple!) et je vérifie si je privilégie bien ces aspects là par rapport à ceux que j'ai éliminés. Y'a interêt que ça colle sinon ça fout les boules.
Bien sûr, je ne cherche pas une réponse qui vaudrait pour tous (du style consacrer sa vie à collectionner les Xantia), je me demandais juste si vous aussi ça commençait à vous chatouiller ce genre de question et comment vous vous en sortiez.
Je ne suis pas loin d'être d'accord
L'aspect stressant de tout ça, je crois le ressentir aussi.
J'ai toujours l'impression que je manque de temps ou que j'en perds.
D'ailleurs, pour tout le monde il me semble, la question du temps se pose : celui qu'on perd, celui qu'on gâche, celui qu'on n'aura pas, celui qui nous manque, celui qu'on voudrait attraper, celui qu'on voudrait arrêter, celui qu'on n'a pas vu passé...
Bon, en fait ce sujet philosophique me plait beaucoup mais je dois me remettre au boulot (voilà, encore du temps perdu.)
Edit :
L'aspect stressant de tout ça, je crois le ressentir aussi.
J'ai toujours l'impression que je manque de temps ou que j'en perds.
D'ailleurs, pour tout le monde il me semble, la question du temps se pose : celui qu'on perd, celui qu'on gâche, celui qu'on n'aura pas, celui qui nous manque, celui qu'on voudrait attraper, celui qu'on voudrait arrêter, celui qu'on n'a pas vu passé...
Bon, en fait ce sujet philosophique me plait beaucoup mais je dois me remettre au boulot (voilà, encore du temps perdu.)
Edit :
Oui, ce type de question me "chatouille", à titre personnel. Et je crois que pour l'instant, je ne suis foutue de répondre à mes questions que par d'autres questions. (autant dire que dans le championnat de la prise de recul, je joue en amateur.)Graham II a écrit :je me demandais juste si vous aussi ça commençait à vous chatouiller ce genre de question et comment vous vous en sortiez.
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- Xavi Jacob
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Ce qui pour moi fait du bien, c'est d'alléger sa vie (il y avait un numéro de psychologie magazine là dessus). Tu supprimes, reportes, oublies ce qui ne te paraît pas prioritaire pour te consacrer pleinement à l'essentiel : ça suppose de se regarder en face et de renconcer à certaines choses mais ce renoncement est très enrichissant ; Tu t'appliques une démarche écologique en fait.
Ca permet aussi de faire des choix apparemment incongrus mais dont au fond tu as envie (genre aller sur des forums de foot à 35 ans et reprendre le foot du samedi avec des gars qu'on10 ans de moins)
J'ai eu ces questionnements il ya a quelques années, je pense qu'ils sont plus forts quand tu es entre deux "âges" (après les études et au début de la vie professionnelle, au début d'une vie de couple aussi...).
Je vois certains de mes proches qui déploient une énergie de malade pour essayer de tout concilier à 100% : de loin ça peut paraître pas mal et la société leur renvoie une image très positive. Et justement ils sont plus dans l'image et au fond je les trouve souvent bien noirs.
Ca permet aussi de faire des choix apparemment incongrus mais dont au fond tu as envie (genre aller sur des forums de foot à 35 ans et reprendre le foot du samedi avec des gars qu'on10 ans de moins)
J'ai eu ces questionnements il ya a quelques années, je pense qu'ils sont plus forts quand tu es entre deux "âges" (après les études et au début de la vie professionnelle, au début d'une vie de couple aussi...).
Je vois certains de mes proches qui déploient une énergie de malade pour essayer de tout concilier à 100% : de loin ça peut paraître pas mal et la société leur renvoie une image très positive. Et justement ils sont plus dans l'image et au fond je les trouve souvent bien noirs.
Le sens de la vie?
Avoir.
J'ai faux?
Avoir.
J'ai faux?
« Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons. »
Влади́мир Ильи́ч Улья́нов
This is such a mind fuck.
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- Be Conscious
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En tout cas ça doit être un verbe, avoir ou savoir (très bonne suggestion njord).
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Oui, mais pour tous ceux dont c'est pas le cas ? Effectivement, on ne peut pas généraliser tous les boulots, mais c'est valable dans les deux sens.Tartuffe a écrit :ON ne peut pas généraliser tous les boulots. On peut vivre et être heureux au boulot si c'est intéressant.
La condition, c'est "si c'est intéressant". Je doute que ce soit le cas pour tout le monde.
Tel est mon bon plaisir.