Le fait qu'il ne soit pas blanc à cet endroit au coeur de l'hiver est totalement extravagant.
Ce qui est terrifiant c'est moins les 200 m d'épaisseur perdus en un siècle que les 100m perdus en 30 ans.
Si jamais ce message devait être copié/collé un jour sur un autre forum, je déclare que j'ai été victime d'une usurpation d'identité et que c'est pas moi
Dans le même genre, il n'est pas encore tomber UN SEUL flocon ici (dans le nord du puy de dome) depuis le début de l'hiver. Et ce n'est pas prévu dans les 15 jours à venir.
Certains arbres (pêches, prunes, cognassiers et même poires) ont déjà craqué leurs bourgeons!
J'ai pas les stats mais je serai curieux de savoir si et quand cela est déjà arrivé.
Modifié en dernier par l exile le 04 févr. 2020 14:27, modifié 1 fois.
Sans m'indigner comme un âne, il est tombé entre 50cm et 1m là où j'étais la semaine dernière (pas loin du Mt Blanc) entre mardi et jeudi...et bien le samedi tout avait fondu, avec la pluie et les températures autours de 10°.
Isobarre 0 entre 2000 et 2500 m, et logiquement idem pour la limite pluie neige.Que de l'herbe sous les 1500m..
Les gens de là-bas avaient pas souvent vu ça.
Torrents, bourgeons, oiseaux...
Le printemps en plein hiver.
Reste à voir si, comme en Normandie l'hiver pluvieux rattrape un été sec, avec des chutes de neiges fin hiver et début de printemps.
Les acteurs des stations des sports d'hiver semblent avoir pris conscience, avec des labels spéciaux pour certaines station "en pointe" et des recommandations écologiques sur le livret de progression de l'ESF.
La vallée de l'Arve au pied du Mt Blanc est peut-être l'endroit le plus pollué de France en émission CO/CO2 (poêles, autoroute et manque de couloir de courant d'air), ce qui fait réagir la population face aux pouvoirs publics (heurts lors des conseils municipaux à Sallanches etc..).
Sauf espèces rares ou individus millénaires, un arbre se replante ou se bouture.Il me semble que les nappes phréatiques sont plus compliquées à remettre à niveau.
Un niveau constant des nappes reste un indicateur de l'équilibre des éléments naturels.
Si le nombre d'individus vivants, végétaux comme animaux en est un aussi, il reste maîtrisable avec la condition d'avoir assez de réserves vitales pour leur survie.Comme les nappes phréatiques, qui sont donc pour les végétaux, les animaux , mais aussi les humains vitales, leur situation est plus préoccupante car elles sont indispensable à toute forme de vie, ou presque.
Aussi malheureuse que la perte d'arbres puisse être, cela reste un indicateur de dérèglements et non pas un drame irrécupérable.
Mieux vaut perdre des arbres qui sont remplaçables et retrouver une réserve d'eau que l'inverse.
Ce qui me fait dire que si ,en Normandie, les réserves sont revenues à un niveau correct, cela se ferait au détriment d'autres régions qui elles auraient un solde négatif. (Mais pas les Alpes:si il y neige pas, il y pleut).
En auvergne ont est toujours bien en négatif malgré les pluies.
Ta théorie oublie une chose, la végétation protège les nappes. C'est malheureusement un cercle vicieux... La végétation limite le réchauffement du sol, draine l'eau vers les nappes. C'est un tampon.
Moins de végétation égale plus de réchauffement, moins de précipitation (masse d'air plus sèche), donc moins de végétation... c'est le principe de la désertification des sols.
les grands arbres comme les êtres et les chênes que l'on voit actuellement sont difficilement en mesure de se reproduire actuellement.
Ces aussi pour cela que le fait de couper des arbres joue sur le réchauffement de l'air et la pluviométrie, en plus du cycle du carbone.
Oui tu as raison sur l'impact local, mais ce qui ne ruisselle pas revient à la mer, donc n'est pas perdu, dans le cycle général de l'eau.Mais mets plus de temps en cas de sécheresse à revenir à une région précise par la mer que par sous sol
C'est néanmoins la perte locale d'eau qui est dommageable et en effet il y a interaction entre eau et végétaux.
Mais si on peut remplacer des végétaux, l'eau, moins diversifiée en forme est plus indispensable et ce, à toute forme de vie.
Ce qui n'enlève pas l'importance , et ce même pour un bétonneur(les inondations de lotissements construits à la va-vite dans les poches le prouve) des végétaux dans leur rôle de drainage et de maintient des sols.
D'où l'importance sans doute de remplacer la végétation' d'une façon ou d'une autre disparue de façon raisonnée et pas forcément là où ça fera joli et donnera bonne conscience.Préserver où il le faut.
François de Malherbe a écrit :L'Effondrement. Le 1er épisode d'une série qui en comporte 8 sera diffusé ce soir sur Canal+.
J'ai regardé par curiosité et je trouve ça complètement improbable et très mal fait.
Un truc à sensation, flippant, avec des flingues et de la violence. Comme d'habitude, manque juste le sexe.
Hasard du calendrier, on vient de regarder et ça rend le visionnage assez savoureux du coup.
Et j'ai bien aimé, la réal en 1 plan séquence de 20 minutes par épisode accentue le caractère anxiogène de l'oeuvre.
On ne parle pas des causes, mais des conséquences, pour le coup personne n'a la boule de cristal.
Cette crise peut-elle enfin nous sortir de l'aveuglement collectif d'une société qui s'engage en toute inconscience vers un effondrement programmé ? Nous vivons aujourd'hui dans un confort jamais vu dans l'histoire, au prix d'un besoin toujours plus insatiable de ressources issues du sous-sol. Néanmoins, les lois de la thermodynamique ne peuvent être violées en toute impunité. Notre société thermo-industrielle ne fait qu'une seule chose en réalité : pomper de toutes ses forces les besoins énergétiques nécessaires à sa puissance en les transformant en déchets que nous reversons sur la planète. Mais nous vivons dans une planète dont les limites sont finies. L'épuisement du système est inéluctable et il faudra bien (de gré, préférable, ou par la contrainte, très dangereux) sortir du paradigme dominant consistant à croire que nous vivrons éternellement dans un monde en perpétuelle croissance. C'est juste impossible. Réinventons un monde plus juste, plus harmonieux, où le bonheur et l'altruisme remplaceront comme valeurs cardinales celles de la croissance et de l'individualisme forcené.
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.
Ce que montre surtout cette crise sanitaire, c'est qu’on est un monde globalisé, en flux tendu et donc très fragile.
Il suffit d'un virus relativement peu mortel pour créer une pagaille mondiale très rapidement et montrer les carences de chaque état du fait de la spécialisation de leur production.
Cette crise ne met pas en avant la surconsommation des ressources ou, sinon, il faudrait que tu m'expliques.
Modifié en dernier par Garcimor le 17 mars 2020 11:21, modifié 1 fois.
Garcimor a écrit :Ce que montre surtout cette crise sanitaire, c'est qu’on est un monde globalisé, en flux tendu et donc très fragile.
Il suffit qu'un virus relativement peu mortel créée une pagaille mondiale très rapide et montre les carences de chaqueétat liées à la spécialisation de leur production.
Cette crise ne met pas en avant la surconsommation des ressources ou, sinon, il faudrait que tu m'expliques.
Elle montre tout de même la complexité de notre société aux multiples interdépendances (incapacité en France, par exemple, de produire des masques, puisque tout est fabriqué en Chine, l'atelier du monde).
Il y a évidemment des choses induites dans mon message sur le caractère systémique des crises que nous allons rencontrer de plus en plus fréquemment si nous ne changeons rien.
Bisous.
L'histoire n'est pas la science du passé, mais la science des hommes dans le temps.