J'arrive toujours pas à comprendre comment les gens peuvent chouiner pour Fillon. Le mec est accusé d'une des plus belles impostures de l'histoire récente de la République (Fillon le vertueux, Fillon le désintéressé, Fillon le sobre...), ça a duré 35 ans, et y'a encore des gens pour pleurer sur son sort. Le mec fait toute sa carrière et la campagne finale sur sa probité légendaire alors que ça fait 35 ans qu'il est faux. Pire, son affaire ne relève pas, comme la plupart des affaires depuis 40 ans des magouilles politiques mais bien d'un enrichissement personnel direct ce qui n'est pas le cas des grandes affaires récentes (Sarko, Chirac, Pasqua, Urba etc.).rix a écrit :Je constate que Fillon a été éliminé alors qu'il avait remporté sa primaire de façon spectaculaire et que l'élection apparaissait imperdable pour l'UMP, vu le discrédit de Hollande. Visiblement ça n'était pas lui le candidat des oligarques. Et a posteriori, on pourrait même être surpris que Hollande ne se représente pas et fasse la courte échelle à Macron.
Ensuite, sur l'élection "parasitée", Je suis moins d'accord. Même sans les affaires, Fillon aurait dévissé.
Prenez les 15 jours qui suivent sa victoire aux primaires et vous comprenez qu'il était sous les feux croisés de la droite, de la gauche et du centre et que dans les sondages, ça se voyait déjà. Programme trop libéral, même pour la droite. Il a gagné parce qu'il correspondait au cœur d'électorat de la droite tradi libérale et morale, mais il était trop en décalage avec les français et leurs attentes. Vous chouinez sur le programme économique de Macron, mais le Fillon que vous regrettez c'était 1000 fois pire. Et même chez LR il y avait pas mal de monde qui critiquaient cette position.
Entre le résultat des primaires et le début des affaires, Fillon est mesuré à 25% en moyenne et à la baisse entre début décembre et fin janvier. Au final, il fait 20%, soit le troisième résultat. Il ne perd que 5 points qui, certes, vont chez Macron, mais Je suis persuadé qu'ils y seraient allés sans les affaires, parce que le programme de Fillon était trop radical.
Enfin, Hollande a fait la courte échelle à Macron ou il s'est fait avoir dans les grandes largeurs par naïveté ? Hollande, à partir de février, quand l'élection de Macron est certaine (au ralliement de Bayrou; c'est ça le vrai tournant de la campagne), il cherche surtout à se faire passer pour l'architecte de la mise en orbite de Macron quand il n'en a été que le cocu.
