les fonctionnaires ont un devoir de réserve.
Et les fonctionnaires de Bercy savent aussi maquiller un budget et des comptes
La question n'est pas tant qu'ils ont un devoir de réserve mais un devoir d'obéissance - normal - vis à vis du pouvoir politique bien que ça ne signifie pas pour autant qu'il doivent en suivre tous les délires. Mais ils sont là pour servir, indépendamment de leurs convictions.
En revanche, dans la haute fonction publique, il y a une grande tradition d'interprétation des données dans un sens ou dans l'autre, en particulier à Bercy qui est une maison suffisamment puissante pour faire un peu ce qu'elle veut voire broyer ses propres ministres s'ils ne sont pas assez costauds.
Le problème n'est pas tant l'insincérité des budgets que l'insincérité des directeurs leurs rapports avec leurs politiques.
Mais si STB pense que les chiffres ne sont ni de droite ni de gauche dans un ministère comme celui-ci et ne comprend pas les rapports interdépendants dans la sphère globale des finances, on comprend mieux pourquoi il était fan d'Hervé Gauthier.
Pour alimenter le débat, voici un billet écrit par un journaliste vraiment indépendant, même si sans doute partial, évidemment.
Cette semaine dans Mediapart
C’est un débat technique, un maquis de chiffres, de taux et pourcentages qui échappe à l’opinion comme à l’immense majorité des parlementaires. Il faut pourtant suivre le détail du débat en cours sur le budget 2018 (notre dossier est ici), tant il nous dit tout ou presque du projet politique d’Emmanuel Macron. Une donnée, une seule, pour en prendre la mesure : le démantèlement de l’ISF et le plafonnement de la taxation des revenus du capital vont permettre aux cent premiers contribuables à l’ISF d’économiser en moyenne 582 380 euros.
Plus d’un demi-million d’euros de cadeau fiscal ! Soit 42 années de Smic (ce dernier est de 1 153 euros nets mensuels), soit une vie complète de salarié ! A-t-on entendu les bruits d’une révolte ? A-t-on perçu des interrogations dans les rangs des députés La République en Marche, censés être de droite et de gauche, face à une telle machine inégalitaire ? Rien, silence. Ces cadeaux aux ultrariches sont d’ailleurs dissimulés dans les lignes budgétaires : il a fallu l’obstination d’un sénateur pour arracher à Bercy ces indications. Et bien d’autres demandes restent sans réponse. Emmanuel Macron a beau essayer de s’arracher le sparadrap « président des riches », ces choix budgétaires construisent une société d’inégalités toujours renforcées. Alors que rien ne permet de démontrer leur « efficacité » économique.
Cette politique économique vient souligner jusqu’au vertige l’atonie politique du pays. Sur le champ de ruines d'une opposition désintégrée et d’une majorité godillot (tant elle est inexpérimentée), la « verticale du pouvoir » macronien est sans limites. Attention danger.
Faut-il ou non soutenir l’indépendance de la Catalogne ? Chacun se fera son opinion en lisant notre dossier (il est ici) mais deux éléments peuvent déjà être actés : l’inanité de l’Europe, incapable une fois de plus de construire une réponse à une crise qui est aussi la sienne et la tentation autoritaire du gouvernement conservateur de Madrid, Mariano Rajoy se refusant à toute négociation.
[...] si j’étais médecin et que je sauve la vie à quelqu’un, et que ce quelqu’un à son réveil se mette à remercier Jésus, j’aurais envie de lui enfoncer une paire de forceps dans le cul en lui conseillant de demander à Jésus de venir les lui enlever.
Pourquoi tu ris bêtement ? Tu penses qu'il est payé en sous main par le milliardaire melenchon ?
[...] si j’étais médecin et que je sauve la vie à quelqu’un, et que ce quelqu’un à son réveil se mette à remercier Jésus, j’aurais envie de lui enfoncer une paire de forceps dans le cul en lui conseillant de demander à Jésus de venir les lui enlever.
L'Richos a écrit :Pourquoi tu ris bêtement ? Tu penses qu'il est payé en sous main par le milliardaire melenchon ?
Quand on voit le ton de l'article, il est tout sauf neutre.
On peut ne pas être d'accord avec le collectif budgétaire du meilleur président de la 5ème république mais au moins il faut avoir le courage de dire qu'on est d'extrême gauche...
Indépendance de la rédaction et neutralité éditoriale n'ont rien à voir, mon cher ami. Médiapart est indépendant, c'est un fait.
Qu'ils ne soient pas neutre peut en être un autre, mais ils sont indépendants et l'impartialité de leurs traitements éditoriaux n'est plus à démontrer.
Que la presse s'engage et qu'elle reste indépendante, voilà qui est sain. Qu'elle ne soit plus libre éditorialement et serve une soupe insipide voilà ce qui est mauvais.
Si jamais ce message devait être copié/collé un jour sur un autre forum, je déclare que j'ai été victime d'une usurpation d'identité et que c'est pas moi
Je suis désespéré par nos présidents. Celui-ci me débecte au plus haut point, même si mon champion reste notre Nicolas "nabot" Sarko national...
[...] si j’étais médecin et que je sauve la vie à quelqu’un, et que ce quelqu’un à son réveil se mette à remercier Jésus, j’aurais envie de lui enfoncer une paire de forceps dans le cul en lui conseillant de demander à Jésus de venir les lui enlever.
La Cimade a le plaisir de vous inviter aux projections du film-documentaire "Ceux qu'on ne voit pas" réalisé par Pauline Poulain et Bénédicte Vacquerel dans le cadre du festival Migrant'scène.
Le documentaire témoigne des rêves des personnes en exil, de leurs déceptions et des rencontres qui naissent des mobilisations à leur égard. Elles racontent comment elles sont arrivées en Normandie et comment elles parviennent, malgré la violence de la machine administrative et le sentiment d'abandon par les autorités publiques, à recréer un espace de vie intime.
En dépeignant le paysage normand, le film met en lumière les ressorts de l'accueil des migrants dans toutes les agglomérations françaises. Il a été tourné entre novembre 2016 et juin 2017 à Caen, Ouistreham, Hérouville-Saint-Clair, Argentan et Bretteville-sur-Laize.