Non, la Russie joue clairement avec sa force militaire pour réaffirmer ou crier son existence à la face du monde. Le budget militaire ne doit pas être l'unique porte d'entrée pour comprendre les menaces, d'autant plus que celui des EU, bien que considérablement supérieur au reste du monde, se voit défier de plus en plus par celui de la Chine.
Moscou ne s'est jamais vraiment remis de l'humiliation de la fin de la Guerre Froide. Depuis elle court après son passé, il ne lui reste plus que ça.
Poutine essaie tant bien que mal de faire de la Russie une puissance qui tient encore la route mais d'un point de vue économique elle est aux abois. Reste alors le volet militaire mais ici, comme ailleurs, le bât blesse. La Chine l'a depuis dépassée, ce qu'a noté Washington par ailleurs qui ne craint pas grande chose du côté de Moscou. L'armée russe est sur les rotules, son matériel usé et dépassé et ce n'est pas l'intervention en Syrie qui changera quoique ce soit.
Par contre, même s'ils ont du matériel obsolescent, ils en ont beaucoup. Le rapport est de 1 pour 8 pour les blindés et 1 pour 25 pour l'artillerie comparativement aux forces de l'ensemble de l'Europe. Poutine le sait et souhaite renouveler très lourdement le matos.
Les quinquennats Sarkozy et Hollande ont enfermé la France dans l'OTAN. L'extrême inverse de la politique originale de De Gaulle, qui s'était rendu en Chine, au Cambodge, etc. Bref, le seul qui avait la stature pour affirmer une voix indépendante et non alignée vis-à-vis des Ricains.
Ton "seule organisation valable susceptible de défendre l'Europe" me fait flipper mon chaton (je t'aime bien mon p'tit babo, c'est pour ce que je m'autorise ce genre de familiarité, hein)...
Si vous l'oubliez, bajkusa, 18 cher (qui a dû apprendre le maniement des smileys au collège de Sourdeval), nous sommes enrôlés dans une alliance militaire permanente...comme en 1914...
De Gaulle avait juste retiré la France du commandement intégré de l'OTAN mais pas retiré le pays de l'organisation. Voix indépendante des EU oui mais à demi mot. Le grand Charles regardait tout de même bien plus du côté de Washington que de Moscou et s'il a certes décidé de faire de la France la 3ème puissance nucléaire autonome (les britishs ont du matériel US), ce n'est certainement pas pour le lancer sur l'Oncle Sam. "Arracher au moins un bras aux russes" était sa doctrine il me semble.
Et tu peux me talquer les fesses quand tu veux mon chaton, on peut avoir des points de vues différents sans pour OTAN ignorer l'amitié profonde que j'ai à ton égard
